Rémi Casty : « Il y a une vraie émulation dans le groupe »
Nous avons rencontré Rémi Casty, capitaine des Dragons Catalans, qui revient sur son titre de meilleur joueur français de la décennie et évoque la saison 2020 de Super League.
Rémi, élu meilleur joueur de la décennie, qu’est-ce que cela représente pour toi ?
C’est quelque chose d’assez gratifiant, c’est toujours bon à prendre. C’est toujours bien d’avoir des petites récompenses individuelles même dans un sport collectif et en plus c’est sur une décennie donc ça montre la constance et le travail sur les 10 ans, il n’y a pas que le talent. Ça fait vraiment plaisir.
Tu devances Thomas Bosc et Théo Fages, un mot sur ses deux joueurs ?
Thomas c’est plus que la moitié de ma carrière avec lui, c’est plus qu’un coéquipier, c’est un ami. C’est un joueur qui avait un talent énorme et qui n’a pas été très chanceux avec les blessures tout au long de sa carrière, ça l’a à chaque fois freiné. Déjà qu’il a vraiment marqué les esprits alors s’il n’avait pas eu toutes ses blessures je pense qu’il aurait encore été à un niveau supérieur et il aurait pu marquer la Super League. Il avait de la qualité technique mais c’était aussi un combattant.
Théo, je le connais bien aussi, c’est un joueur que j’apprécie, je l’ai vu arriver jeune en équipe de France à la Coupe du monde en 2013. C’était impressionnant de voir un joueur si jeune avec autant d’aplomb et d’assurance. On savait que quelque chose allait se passer et on ne s’était pas trompé, ça fait trois ans qu’il brille avec St Helens dans une équipe championne. Je pense que sur la prochaine décennie ce sera lui le lauréat car il travaille beaucoup et en plus il est très fort mentalement.
Plus de deux mois de préparation, comment ça se passe ? Où en est le groupe ?
On est en plein dedans, on est assez confiants par rapport au travail que l’on fait que ce soit physique ou tactique. On travaille bien en équipe, on enchaîne les combinaisons car on a deux nouveaux demis et même les deux jeunes français qui sont derrière poussent bien. Arthur Mourgue et Lucas Albert profitent à fond de ces deux stars que sont James Maloney et Josh Drinkwater, c’est un vrai plus pour eux et ils leur emboîtent le pas. Il y a une vraie émulation dans le groupe car il y a de la concurrence à tous les postes. Le premier match amical approche et tout le monde a envie de retrouver le terrain car la pré-saison c’est fatiguant mais il faut y passer. On est confiant sur nos capacités et maintenant c’est à nous de le retranscrire sur le terrain.
James Maloney est arrivé, qu’est-ce qu’il a apporté au groupe ?
Il apporte de la joie de vivre déjà, c’est un grand blagueur et il est vraiment facile à vivre. Ensuite il a aussi amené de l’assurance et de l’expérience, partout où il est passé, il a gagné. C’est un leader de jeu et c’est ce dont on avait besoin et avec aussi un arrière et un talonneur d’expérience et de caractère on a une belle colonne vertébrale. Maintenant il faut que la mayonnaise prenne. Dès qu’il est arrivé il a sauté dans le groupe direct et il s’est mis dans son rôle sans perdre de temps.
2019 a été une déception au niveau des résultats, quels objectifs vous êtes-vous fixés en Cup et Super League pour 2020 ?
On ne s’est pas fixé réellement d’objectifs même si on veut aller le plus loin possible dans les deux compétitions. La saison passée on a beaucoup parlé d’objectifs et à la fin on a oublié les bases. Cette année on s’est retrouvé aux Angles et plutôt que de parler d’objectifs on a parlé de ce qui n’allait pas l’an dernier, ce qu’il fallait changer pour pouvoir progresser et arriver à nos fins. Après en Cup, c’est le chemin le plus court pour un trophée et en Super League il faut être dans les 5, on est des compétiteurs, on veut y être car on a progressé en qualité et en quantité par rapport à l’an dernier donc à nous d’éviter nos erreurs de l’an passé pour être dans le bon wagon.


