Paul Gallen règle ses comptes avec Cameron Smith
Quelques jours après que Cameron Smith se soit étonné que les Sharks aient gardé leur titre acquis en 2016 alors qu’ils ont dépassé le salary cap, Paul Gallen lui a sèchement répondu !
Comme dirait l’autre, Smith et Gallen ne partiront pas en vacances ensemble. La semaine dernière, Cameron Smith a accusé la NRL de faire du 2 poids 2 mesures en maintenant le titre gagné par les Sharks en 2016, alors que le Storm s’est vu retiré 2 titres en 2007 et 2009 pour dépassement de salary cap.
Pour rappel, la NRL a constaté des dépassements de salary cap de plus de 700 000 $AUS au total dans les comptes des Sharks entre 2013 et 2017. Cependant, même si des promesses illégales à certains joueurs ont été faites, aucun dépassement n’a été constaté en 2016, année du titre de Cronulla.
Du coup, la remise en cause du titre acquis par son club a fait bondir Paul Gallen, qui a chargé Cameron Smith dans une interview accordée à Nine’s Sports Sunday :
J’ai un truc à dire à Cam : fais très attention à ce que tu dis. Nous y sommes allés et nous avons dénoncé nous mêmes un dépassement de salary cap de 50 000$, et le CEO pensait qu’il s’agissait uniquement de ça. Au final, le dépassement était de 700 000$…
Vous ne voulez certainement pas que la NRL revienne en arrière et refouille les comptes du Storm, particulièrement ceux où ils étaient à plus de 3,7 millions au dessus du salary cap en 5 ans.
3 de ces 5 années, ils étaient à plus d’1 million au dessus du cap. En comparaison, nous (les Sharks) étions à 750k au dessus, à cause de « Third-Party Agreement » qui étaient prévus d’être payés… Et tous ne l’ont pas été !
Après avoir effectué ce petit rappel historique, Paul Gallen est monté au créneau pour défendre l’honneur de son club. Pour lui, leur titre de 2016 n’a pas été acquis en trichant :
Si le titre nous était retiré, je jetterais ma bague de champion et je quitterai le club immédiatement. Je ne serais pas à l’aise dans cette situation…
Mais les faits sont là : nous étions sous le salary cap en 2016, même en y ajoutant les Third Party Agreements prévus. Je répète : nous étions sous le cap ! Et je n’ai aucun problème à l’affirmer.
1 partout, balle au centre ! Nul doute que cette réponse salée de Gallen va faire réagir Smith assez rapidement. La suite au prochain épisode !
Idriss Ahamada


