#24 – Le XIII vs le XV : Frères ennemis ou faux rivaux ?
Jour après jour, jusqu’à Noël, replongez dans la grande histoire du rugby à XIII, de ses origines à ses héros éternels, avec le calendrier de l’Avent Treize Mondial.
- À ce sujet : Le calendrier de l’Avent Treize Mondial
Rugby à XIII ou rugby à XV ? Deux codes, deux cultures, parfois antagonistes, parfois complémentaires. De l’histoire conflictuelle au dialogue actuel, cette rivalité nourrit débats, passions et identités.
Depuis sa naissance en 1895 dans le nord de l’Angleterre, le rugby à XIII a souvent été présenté comme le frère rebelle du rugby à XV, le code “traditionnel”. En France, cette dualité est encore plus marquée : pendant la Seconde Guerre mondiale, le rugby à XIII a été interdit pendant plusieurs années, laissant le XV dominer, soutenu par les institutions et les élites sportives.
Pourtant, malgré les tensions, ces deux versions du rugby partagent le même héritage : la passion du ballon ovale, le respect du combat et l’esprit collectif. La rivalité est parfois symbolique, parfois très concrète, mais souvent au service du spectacle et de la culture du rugby.
Une histoire de conflits et de complémentarité
Les racines de la rivalité
Le rugby à XIII est né d’une scission idéologique et sociale : les joueurs du nord anglais réclamaient une compensation financière pour le temps de travail perdu. Réclamation refusée par le sud aristocrate, fervent de l’amateurisme.
En France, le XIII a été interdit par le régime de Vichy, qui le considérait comme déloyal et subversif, tandis que le XV bénéficiait d’un soutien officiel et médiatique. Ces événements ont nourri des décennies de méfiance et de conflits entre les deux codes.
Quand les chemins se croisent
Malgré les tensions, plusieurs joueurs ont franchi la ligne : certaines stars du XV ont rejoint le XIII pour des raisons financières ou par goût du défi, et inversement. En Australie et en Angleterre, ces passages ont enrichi les deux codes et montré que la rivalité n’était pas insurmontable.
Le rugby à XIII et le rugby à XV sont plus frères qu’ennemis, même si l’histoire a parfois peint une rivalité violente. Ils partagent les mêmes valeurs fondamentales : courage, esprit collectif et passion, et continuent de s’influencer mutuellement.
Aujourd’hui, le public peut savourer deux formes de rugby, différentes mais complémentaires, qui enrichissent la culture et la diversité du ballon ovale.



Merci à xiim de nous avoir gâtés avec son calendrier
Gros travail derrière avec un vrai rédactionnel
Continuez
Pour qu il y ait concurrence, il faut que l XV est quelque chose en face
Ce que vous nommez concurrence n’est que la jalousie, le sectarisme et l’arrierisme de bcp de soi disants treizistes d’une certaine epoque qui vivent dans le passé et qui sont en plus sont les mêmes qui ont fait couler le 13 en france
Personnellement, je n’ai pas connu cette époque où le XIII s’est tiré une balle dans le pied avec des dirigeants incompétents et des joueurs fous sur le terrain. J’ai commencé à suivre ce sport dans les années 90 et je me suis vite rendu compte que pour les médias, il n’existait qu’un seul rugby, le quinze. Le quinze continuera à étouffer le XIII justement parce qu’aujourd’hui le XIII est en capacité de concurrencer l’autre code avec un jeu bien plus rapide,bien plus physique, bien plus intense et tout autant tactique et surtout aujourd’hui beaucoup moins violent !!! En europe certains… Lire plus »
si vos commentaires avait un peu de base solide comment expliquer la ferveur du rugby à 7 ? Car a moins d’être sourd et …. le 7 c’est plus du treize que du quinze!
pas vraiment…mais bon allons dans votre sens
la ferveur du rugby a 7 = un jeu rapide dans un format court sur le terrain et une ambiance de fête dans les tribunes pour attirer tout public et pas que des soi disant experts entraineurs de gradin
Maintenant on est passé au rapprochement hypocrite; surtout sur Perpignan.Les quinzes demandent: ils ont ! Et à peine ont-ils qu’ils demandent encore .Pendant ce temps là ; on tergiverse encore sur la nouvelle tribune de Brutus .
Les terrains interdits , les joueurs radiés , les avoirs confisqués , les chantages au stade ( Béziers , Narbonne ) , l’ interdiction du mot » rugby » et surtout la collaboration étroite du XV avec l’ occupant .
Texte intéressant, néanmoins il y a quand même une spécificité propre à la France ; c’est l’hostilité excessive et récurrente manifestée par le XV à l’égard du XIII et qui prend sa source principale dans l’histoire de la collaboration vichyste très présente dans les instances du XV à l’époque et sur laquelle subsistent énormément de zones d’ombre. Il a fallu attendre les travaux d’un anglais sur la question pour que le sujet soit clairement évoqué! Malheureusement la question est loin d’être épuisée et les historiens français n’ont guère fait preuve de curiosité à cet égard…
La justice non-plus……