Romain Maillot : « La grosse échéance maintenant pour les joueuses est la reprise du championnat »
Romain Maillot, sélectionneur de l’équipe de France féminine, revient sur le match face au Pays de Galles et évoque la suite du programme pour les Bleues.
Comment s’est passée la préparation du match face aux Galloises ?
La préparation du match s’est très bien passée. Tout a commencé au stage de Nantes où nous nous sommes centrés sur nous-mêmes en travaillant nos principes de jeu. Ensuite, en parallèle des entraînements en club, un travail physique spécifique a été programmé par Loïc Carpène (le préparateur physique) dans le but de préparer cette rencontre.
En effet, nous avons demandé aux clubs de bien vouloir être conciliants sur la prise en compte de cette préparation en amont des matchs internationaux. Enfin, lors du dernier stage de la semaine dernière, nous sommes montés en puissance dans les exigences et notre capacité de travail. Les joueuses ont été très réceptives au travail demandé, ce qui a permis une bonne préparation de ce match.
Que penses-tu d’un championnat Elite 1 avec 6 équipes ?
Je pense que c’est une très bonne chose avec une volonté d’évolution par rapport à la saison dernière. On peut voir de belles confrontations en perspective et j’espère qu’on pourra pérenniser ce championnat par la suite en intégrant pourquoi pas de nouvelles équipes dans les années futures.
Une victoire contre les Galloises 14 à 4, que penses-tu de votre performance collective ?
Cette victoire est importante pour nous, car cela concrétise tout le travail réalisé ces derniers mois. Collectivement, nous avons plutôt bien respecté nos principes de jeu, notamment défensivement où nous avons fait bloc en équipe. C’est ce qui nous a permis de gagner le match. Nous devons encore grandir en tant qu’équipe pour concrétiser nos occupations dans le camp adverse, mais il ne faut pas oublier que c’était le premier match de la saison pour les joueuses depuis fin mai (début du championnat 4-5 novembre).
Nous avançons étape par étape, celle-ci est franchie, car au-delà de la victoire, nous observons une progression du groupe France sur le terrain, mais aussi sur sa capacité de travail et de prise en charge. Aujourd’hui, c’est un indicateur tout aussi important pour nous que la victoire, je les félicite pour cela. Nous devons continuer sur cette lancée, beaucoup de travail se profile encore devant nous pour progresser.
Vous avez affronté trois équipes très différentes avec un écart de niveau énorme, comment faire pour progresser face à soit trop faible soit trop fort ?
Il faut trouver le juste milieu. Même si le premier match contre la Serbie a pu montrer un déséquilibre en notre faveur, il a permis d’établir le commencement d’un nouveau groupe équipe de France avec quatre nouvelles capes, en plus des deux nouvelles joueuses dans le groupe des 20. Tout le monde a pu vivre une préparation d’un match international, ce qui nous a été utile pour la suite.
L’Angleterre reste la nation forte européenne et donc un bon indicateur de notre niveau européen. En effet, leur niveau féminin est en pleine expansion avec les récentes signatures de contrats professionnels en Women’s Super League, en plus de trois joueuses qui ont joué dans le championnat WNRL. Cette confrontation est donc très importante pour nous afin d’affronter ce qui se fait de mieux en Europe avec l’objectif pour le moment de réduire cet écart de niveau et nous pourrons y arriver par le travail collectif.
Quelle est la suite du programme pour cette équipe de France ?
La grosse échéance maintenant pour les joueuses est la reprise du championnat. Quant à l’équipe de France, nous avons une opposition justement contre l’Angleterre au mois de juin et nous espérons une autre rencontre internationale avant qui est en cours de discussion avec en ligne de mire un match retour face au Pays de Galles.


