Qui finira la saison meilleure équipe française de Super League ?
Après les trois derbys entre Toulouse Olympique et Dragons Catalans, léger avantage Perpignan. Mais tiendront-ils leur rang jusqu’en septembre ?
Les Dragons Catalans viennent de s’imposer sur la pelouse de Toulouse. Ils remportent donc deux des trois confrontations de la saison après la victoire de peu à Gilbert Brutus (33-26) et la déculottée subie à Castres (18-60). Le promu a montré de belles choses tandis que les Dragons déçoivent, mais les Catalans restent devant au classement avec quatre points d’avance. À huit journées de la fin, on se demande qui va finir meilleure équipe française de Super League.
Du jeu mais un manque d’expérience au TO
Le premier aurait pu revenir aux Toulousains, mais les Dragons avaient fait parler l’expérience. Il n’y a pas eu photo sur le deuxième et Toulouse peut à nouveau s’en vouloir sur le dernier. Une victoire les aurait fait revenir à égalité et mon choix aurait été plus compliqué. Toutefois, si Toulouse propose un meilleur jeu et se repose sur un meilleur collectif, ils sont aussi plus dépendants de leurs joueurs cadres. La sortie sur blessure d’Olly Ashal-Bott en fut la bonne démonstration ce samedi. Le manque de profondeur, logique en tant que promu, n’a pas trop affecté le TO jusque-là, qui est un peu passé entre les gouttes des blessures. Cela dit, quelques points ont été laissés en route en début de saison et il sera compliqué de remporter deux matchs de plus que les Dragons sur les huit dernières journées.
Des qualités, mais quid de la motivation chez les Dragons ?
Les Dragons ne sont pas flamboyants, loin de là, mais on l’a vu tout au long de la saison, quand ils veulent, ils peuvent. L’agressivité mise dans le dernier derby doit leur faire comprendre qu’il faut un minimum d’engagement pour remporter un match de Super League. Leur plus grand ennemi, c’est eux-mêmes car ils ont l’effectif pour figurer plus haut, tant en qualité qu’en quantité. Le calendrier leur est aussi plus favorable que celui de Toulouse. Reste à savoir si le coach John Cartwright réussira à motiver les joueurs qui sont venus pour un petit intérim d’un an et qui ont peut-être la tête à leur nouveau club.


