NRL Round 3 : Les Broncos se réveillent, tout roule pour les Panthers et les Warriors
La foudre s’abat sur Melbourne, les Panthers et les Warriors continuent leur sans-faute. Retour sur les 8 matchs du Round 3 de la NRL.
Raiders 10-14 Bulldogs
Sous une pluie diluvienne, les Raiders partent rapidement à l’abordage des Bulldogs. Beaucoup plus puissants en ce début de match, le drakkar de la Green Machine trouve vite la faille. Savelio Tamale conclut une belle série de libérations au près, initiée par Sanders, Starling et Weekes. Sanders transforme (6-0, 4’). Cinq minutes plus tard, les Vikings sont tout proches de doubler la mise. Ethan Strange trouve Kaeo Weekes, qui décale Tamale… mais cette fois-ci, Marcelo Montoya se montre plus mordant et pousse l’ailier en touche à quelques centimètres de l’en-but.
Les locaux se mettent ensuite à la faute dans leurs 20 mètres… et les Bulldogs sortent immédiatement les crocs. Stephen Crichton s’infiltre dans la ligne côté droit, casse le premier rideau et libère parfaitement pour Connor Tracey, qui n’a plus qu’à aplatir (6-4, 10’). Le vent tourne. Les Vikings ne rament plus à l’unisson et enchaînent les fautes. Après trois pénalités consécutives, Crichton égalise (6-6, 15’). Dans la foulée, Josh Papalii laisse ses partenaires à 12 pendant dix minutes après un carton jaune pour un plaquage dangereux. Une infériorité immédiatement exploitée : nouvelle pénalité, et Crichton donne l’avantage aux siens (6-8, 19’). Pendant près de vingt minutes, les deux équipes se rendent coup pour coup. Mais sous cette pluie battante, le ballon devient glissant, les erreurs se multiplient et le combat se durcit. Le score n’évoluera plus avant la pause.
Au retour des vestiaires, les Raiders repartent à l’assaut. À plusieurs reprises, ils pilonnent la ligne des Bulldogs. Mais en véritable chien de garde, Connor Tracey sauve les siens in extremis face aux tentatives de Hudson Young et Sebastian Kris. Après avoir longtemps plié, les Bulldogs finissent par répondre. Hayward, Tracey et Galvin combinent parfaitement autour du tenu et mettent la défense des Raiders sur le reculoir. Sur la séquence suivante, Jacob Preston surgit et vient planter les crocs sous les poteaux (6-14, 72’). Les Raiders jettent alors leurs dernières forces dans la bataille. Sur le petit côté gauche, Strange libère pour Young, qui trouve Tamale en soutien. L’ailier s’offre un doublé et relance le suspense (10-14, 73’). Mais malgré un dernier assaut, les Vikings manquent de précision dans les moments clés, score final 10-14.
Roosters 4-40 Panthers
Les Sydney Roosters démarrent fort le match. Sur leur première vraie incursion, Robert Toia, servi par James Tedesco, évite facilement le plaquage de Casey McLean, davantage digne d’un gros matou que d’un félin prédateur, pour inscrire le premier essai de la rencontre (4-0, 4’). Dix minutes plus tard, les coqs remettent ça. Tedesco sert à nouveau parfaitement Toia dans l’intervalle, mais cette fois McLean, bien aidé par Jenkins, parvient à sauver l’essai in extremis. Ce nouveau coup de bec va réveiller les Penrith Panthers. Les félins s’installent dans le camp adverse. McLean est stoppé à quelques centimètres de la ligne, mais sur le tenu suivant, Kenny aperçoit Jenkins étrangement seul dans le petit côté, qui file aplatir en coin (4-4, 15’).
Nathan Cleary et sa meute montent alors en puissance. Sur un cinquième tenu joué à la main, Cleary, Leota, Martin et Alamoti font vivre le ballon jusqu’à Brian To’o. L’ailier réalise alors un exploit : un premier coup de pied rasant pour éliminer le premier rideau, puis un second pour lui-même avant d’aplatir dans l’en-but, sans doute l’essai de ce début de saison en NRL (4-10, 21’). Les Roosters sont sonnés. La défense bas de l’aile sur la séquence qui suit le coup de renvoi : Alamoti élimine facilement Pauga, perce sur plus de 50 mètres avant de servir Cleary, qui trouve Edwards à l’intérieur pour un nouvel essai (4-16, 23’). Les Panthers sortent à nouveau les griffes. Cleary feinte la croisée, sert Talagi, qui décale Jenkins pour un doublé (4-22, 28’). Une pénalité ajoutée par Cleary vient alourdir la note juste avant la pause : l’écart est déjà conséquent à la mi-temps (4-24).
Au retour des vestiaires, le scénario ne change pas. Les Panthers repartent à la chasse et continuent de pilonner une défense des Roosters complètement perdue. Alamoti casse à nouveau la ligne côté droit avant d’être repris dans les 20 mètres. Sur le tenu suivant, Cleary écarte côté gauche vers Talagi, qui sert Papali’i. D’une superbe passe sautée, ce dernier offre le triplé à Jenkins (4-28, 44’). Les Roosters tentent bien de déployer leurs ailes, mais toutes leurs offensives sont balayées d’un coup de griffe par la défense de Penrith. La fin de match tourne à la démonstration. Jenkins s’offre un quatrième essai après une course de 80 mètres (64’), avant qu’Edwards ne vienne conclure définitivement la rencontre (4-40, 71’).
Après avoir concédé les premiers points, les Panthers ont sorti les crocs pour ne laisser… que des plumes. Score final : 4-40.
Storm 14-18 Broncos
À Melbourne, le ciel devient vite menaçant pour les Brisbane Broncos. L’orage gronde, mais la foudre tarde à s’abattre sur une défense qui plie sans rompre face aux assauts répétés du Melbourne Storm. Les locaux monopolisent le ballon et s’installent sans difficulté dans le camp adverse.
Après une première tentative côté gauche bien contenue, le Storm insiste. Sur le tenu suivant, Munster, Grant et Hughes font vivre le ballon et déplacent le jeu. Hughes attaque la ligne, sert Chan lancé dans l’intervalle, qui casse un plaquage avant de remettre intérieur pour Sualauvi Fa’alogo. L’arrière conclut pour le premier éclair du match (6-0, 23’). Les Broncos tentent de répondre. Reece Walsh, spécialiste du 40/20, permet aux siens de récupérer une bonne position d’attaque, mais Kotoni Staggs commet un en-avant alors que l’en-but semblait à portée. Une occasion manquée qui coûte cher. Dans la foulée, après un plaquage mal maîtrisé de Walsh, Melbourne prend les points au pied et accentue son avance (8-0, 37’). Juste avant la pause, la foudre s’abat une seconde fois. Hughes attaque encore la ligne, casse le premier rideau et libère Chan, qui transperce une défense des Broncos trop attentiste, pas vraiment aidée par Ezra Mam sur l’action (14-0, 40’). À la mi-temps, l’orage est total.
Mais au retour des vestiaires, le vent tourne brutalement. Les Broncos sortent enfin du box et accélèrent. Plus agressifs, plus précis, ils remportent les collisions et avancent enfin ballon en main. Payne Haas fixe la défense, et sur le tenu suivant, Ben Hunt trouve Jordan Riki lancé. Le deuxième ligne casse la ligne et relance immédiatement Brisbane (14-6, 43’). Après l’orage de la première période, le ciel s’éclaircit pour les Broncos. Jordan Riki s’offre un doublé quelques minutes plus tard. Profitant d’une défense du Storm complètement désorganisée, il hérite d’un ballon côté fermé et conclut en position d’ailier après un service de Staggs (14-12, 52’). Portés par leur pur-sang Payne Haas, les Broncos continuent leur marche en avant. Hunt attaque à nouveau la ligne et trouve Staggs lancé dans l’intervalle, étrangement laissé libre par Munster, pour donner l’avantage aux visiteurs (14-18, 59’).
Les vingt dernières minutes tournent à un siège. Melbourne enchaîne les offensives et tente de faire craquer la défense adverse, mais coup sur coup Howarth, Meaney et Warbrick se heurtent à une ligne des Broncos solidaire, qui ne laisse plus rien passer. Menés toute la première période, les Broncos ont renversé la tempête en seconde mi-temps, infligeant un véritable coup de tonnerre au Storm. Une remontée au galop pleine de caractère pour une victoire. Score final 14-18.
Knights 12-38 Warriors
Privés de leurs chefs de guerre Dylan Brown et Kalyn Ponga, les Newcastle Knights tentent de défendre leur forteresse comme ils le peuvent face à des New Zealand Warriors déchaînés en ce début de saison. Newcastle entre pourtant dans le match les armes à la main. Sur un jeu au pied de Tyson Gamble au cinquième tenu, Fletcher Hunt est à la réception et inscrit le premier essai de la rencontre (6-0, 4’). Comme lors des deux derniers rounds, les Warriors encaissent le premier coup… avant de laisser parler leur esprit de conquête. Tanah Boyd, toujours aussi inspiré, trouve Erin Clark dans l’intervalle pour réduire l’écart (6-4, 12’). Plus puissants et dominateurs, les Warriors prennent peu à peu le contrôle et annexent le camp adverse.
James Fisher-Harris, bien servi par Jackson Ford, pense même aplatir, mais Gamble et Saifiti sauvent les leurs en dernier rempart. Sous une chandelle pourtant anodine de Boyd, Hunt commet un en-avant. Sur la chaîne qui suit, les Knights se mettent de nouveau à la faute et Boyd égalise au pied (6-6, 25’). La pression ne retombe pas. Cinq minutes plus tard, les assauts répétés des Warriors finissent par payer : Mitchell Barnett, de retour de blessure, sert parfaitement Jackson Ford dans l’intervalle, qui n’a plus qu’à aplatir (6-12, 30’). Les Knights s’indisciplinent et reculent. Fletcher Hunt commet la faute de trop et laisse ses coéquipiers à 12 dans les dernières minutes de la première période. Les Warriors en profitent immédiatement : Luke Hanson attaque la ligne côté gauche et sert Leka Halasima, qui marque juste avant la pause (6-18, 39’). Les Knights rentrent aux vestiaires avec une armure déjà bien fissurée.
Au retour, il ne faudra que quelques minutes aux Néo-Zélandais pour faire exploser les dernières résistances. Tanah Boyd feinte le coup de pied, casse un plaquage, fixe la défense et sert James Fisher-Harris en soutien, qui conclut en force malgré le retour de Dane Gagai (6-24, 51’). Sur le renvoi, Greg Marzhew commet un en-avant sur le coup de pied de Boyd. Sur la séquence suivante, Wayde Egan trouve Boyd dans l’intervalle, qui vient lui-même aplatir face à une défense complètement désorganisée (6-30, 56’). Les Knights sauvent l’honneur grâce à Marzhew, qui trouve enfin l’ouverture après une longue période sous pression (12-30, 65’).
Mais les Warriors restent maîtres du terrain. Une nouvelle pénalité concédée par Trey Mooney, qui écope d’un carton jaune, est convertie par Taine Tuaupiki pour alourdir le score (12-32, 76’). Alors que la sirène a déjà retenti, les Warriors portent le coup final. Dallin Watene-Zelezniak perce et libère pour Tuaupiki, qui s’engouffre plein axe avant de servir Luke Hanson dans l’en-but. Le jeune joueur inscrit son premier essai en carrière NRL pour conclure la démonstration (12-38, 80’).
Trop indisciplinés et dépassés par l’intensité adverse, les Knights ont vu leur forteresse tomber face à des Warriors conquérants et impitoyables. Score final : 12-38.
Sharks 10-38 Dolphins
Après deux prestations plutôt ternes, les Dolphins apparaissaient comme des proies idéales pour des Cronulla-Sutherland Sharks toujours prêts à dévorer à domicile. Le début de match est pourtant fermé, avec vingt premières minutes pauvres en occasions et en rythme. Mais ce sont bien les Dolphins qui frappent les premiers. Jake Averillo, parfaitement servi dans l’intervalle par Hamiso Tabuai-Fidow, vient inscrire le premier essai de la rencontre (0-4, 19’).Les Sharks ne tardent pas à montrer les dents. Trindall sert Hynes, qui d’une superbe passe sautée trouve Stonestreet à l’aile. L’ailier résiste à trois défenseurs avant d’aplatir et de remettre les deux équipes à égalité (4-4, 26’).
Alors que le banc des Dolphins semblait s’agiter, Herbie Farnworth va faire basculer la dynamique. Sur une action pleine d’énergie, il casse plusieurs plaquages avant de servir Katoa côté droit. Le génial demi allonge une passe sautée de plus de 20 mètres pour Jamayne Isaako, qui conclut en coin d’un essai acrobatique (4-10, 30’). Les Sharks se retrouvent alors à contre-courant dans les dernières minutes de la première période. Farnworth, encore lui, est trouvé dans l’intervalle, casse un plaquage et libère intérieur pour Tabuai-Fidow, qui file inscrire le troisième essai juste avant la pause (4-16, 39’).
Au retour des vestiaires, les Dolphins se mettent à la faute à plusieurs reprises. Les Sharks sentent l’odeur du sang et en profitent immédiatement : Trindall s’impose en force sous les poteaux pour relancer son équipe (10-16, 50’). Longtemps sous pression, les Dolphins plient mais ne rompent pas. Stonestreet puis Katoa pensent ramener Cronulla à hauteur, mais la défense de Redcliffe tient bon dans les moments clés. Isaako, lui, se montre clinique et ajoute deux pénalités pour creuser progressivement l’écart (10-18, 55’ puis 10-20, 69’).
Après avoir résisté dans les eaux agitées de Cronulla, les Dolphins vont porter l’estocade. En cinq minutes, ils inscrivent trois essais et font définitivement couler les Sharks. Averillo profite d’une mauvaise passe de Iro pour s’offrir un doublé (74’), Selwyn Cobbo conclut une course de 45 mètres après un service de Nikorima (76’), puis Connelly Lemuelu vient harponner une dernière fois une défense totalement dépassée (10-38, 79’). Les Sharks auront passé la soirée à subir les vagues adverses. Les Dolphins, eux, ont nagé à contre-courant avant de submerger complètement leurs hôtes. Score final : 10-38.
Rabbitohs 20-16 Tigers
Dès les premières minutes, Jye Gray, parfaitement servi par Jamie Humphreys, se défait facilement du plaquage de Luai et file inscrire le premier essai du match (6-0, 3’). Cinq minutes plus tard, les South Sydney Rabbitohs enfoncent le clou. Gray, encore lui, trouve Jack Wighton dans l’espace, qui vient marquer le deuxième essai face à des Wests Tigers transformés en chats de salon en ce début de rencontre (12-0, 8’). Les Rabbitohs dominent largement ce premier acte, mais les maladresses de Mitchell, Walker et Keaon Koloamatangi les empêchent d’alourdir le score. Peu à peu, les Tigers sortent les griffes. Plus agressifs, ils commencent à mettre la pression, mais la défense des Rabbitohs tient bon face aux tentatives de Makasini et Bula.
À trois minutes de la pause, les Tigers finissent enfin par rugir. Apisai Koroisau, intenable au ras du tenu, casse plusieurs plaquages et perce sur près de 30 mètres avant d’être repris à cinq mètres de la ligne. Sur le tenu suivant, Luai sert Fainu dans l’intervalle, qui conclut l’action (12-6, 38’). Dans la foulée, tout s’accélère. Sur une chandelle de Doueihi, Graham-Taufa commet un en-avant. Luai récupère le ballon et sert immédiatement Makasini, qui aplatit (12-12, 39’). Doueihi ajoute ensuite une pénalité, sanctionnant un plaquage haut de Mitchell sur l’action, et permet aux Tigers de passer devant juste avant la pause (12-14, 39’).
Au retour des vestiaires, les Rabbitohs repartent à l’assaut. Latrell Mitchell sonne la révolte et trouve l’ouverture pour redonner l’avantage aux siens (14-14, 51’), avant de transformer lui-même (16-14, 52’). Mais les Tigers restent dans le match. Solides, ils répondent par le pied de Doueihi, qui ajoute une nouvelle pénalité pour égaliser (16-16, 55’). Le bras de fer est total, mais les Rabbitohs vont finir par faire la différence. Sur une attaque parfaitement menée, Alex Johnston est trouvé à l’aile et conclut en coin pour reprendre l’avantage (20-16, 66’). Malgré plusieurs tentatives en fin de match, les Tigers ne parviennent pas à renverser une nouvelle fois la situation. Score final 20-16
Eels 30-20 Dragons
Au CommBank Stadium, les Parramatta Eels accueillent des St George Illawarra Dragons prêts à cracher le feu. Mais dans ces eaux calmes, ce sont bien les anguilles qui vont dicter le courant. Le début de match est équilibré, mais ce sont les Dragons qui frappent les premiers… au pied. Valentine Holmes ouvre le score sur pénalité (0-2, 3’). La réaction des Eels ne tarde pas. Jonah Pezet trouve l’ouverture et inscrit le premier essai des siens, parfaitement transformé par Mitchell Moses (6-2, 10’). Les Dragons répliquent immédiatement. Luciano Leilua s’impose en puissance et permet aux siens de repasser devant après la transformation de Holmes (6-8, 13’). Le bras de fer s’installe. Jaydn Su’A vient conclure une nouvelle offensive des Dragons, encore transformée par Holmes (6-14, 25).
Mais les Dragons vont se compliquer la tâche. Réduits à 12 après le carton jaune de Ryan Couchman (27’), ils subissent immédiatement la réaction des anguilles. Tallyn Da Silva en profite pour se faufiler et réduire l’écart, Moses transforme (12-14 35’). Les Eels sentent alors le sang et accélèrent. Kitione Kautoga vient conclure une nouvelle séquence juste avant la pause, Moses impeccable au pied donne l’avantage aux siens (18-14 39’). À la mi-temps, le courant a déjà tourné. Au retour des vestiaires, Parramatta ne relâche pas la pression. Dès la reprise, Tallyn Da Silva s’offre un doublé et creuse l’écart, une nouvelle fois transformé par Moses (24-14 46’). Les Dragons tentent de rester dans le match. Moïse Suli trouve une brèche et relance brièvement les siens, Holmes convertit (24-20 57’).
Mais les Eels restent maîtres de leurs eaux. Malgré un passage à 12 après le carton jaune de Charlie Guymer (55’), ils tiennent bon et contrôlent le tempo. En fin de match, Josh Addo-Carr vient définitivement sceller le sort de la rencontre après une attaque bien menée. Moses transforme une dernière fois (30-20 74’). Solides, efficaces et opportunistes, les anguilles ont su inverser le courant après un début compliqué pour finalement laisser les Dragons à bout de souffle. Score final 30-20.
Cowboys 30-16 Titans
Dans la chaleur de Townsville, au Queensland Country Bank Stadium, les North Queensland Cowboys entrent dans l’arène avec leurs bottes bien ancrées dans le sable, prêts à dompter des Gold Coast Titans venus jouer les géants. Mais ce soir, le Far West appartient aux Cowboys. Dès les premières minutes, les locaux dégainent les premiers. Murray Taulagi surgit à l’aile et file inscrire le premier essai, parfaitement transformé par Jake Clifford (6-0 9’). Les Titans répondent rapidement. Jayden Campbell, insaisissable, trouve la faille et réduit l’écart avant de transformer lui-même (6-6 15’).
Dans la foulée, le petit lutin de la Gold Coast remet ça et s’offre un doublé pour faire vaciller les Cowboys (6-10, 19’). Mais les Cowboys ne paniquent pas. Ils resserrent les rangs, remontent en selle… et repartent à la charge. Taulagi s’offre lui aussi un doublé après une attaque tranchante (10-10, 23’). Le rodéo est lancé. Scott Drinkwater perce la défense et redonne l’avantage aux siens (14-10, 28’), avant que Jaxon Purdue ne vienne enfoncer le clou quelques minutes plus tard, bien servi dans l’espace (20-10 34’). À la pause, les Titans accusent le coup : les Cowboys ont pris le contrôle du territoire (22-10).
Au retour des vestiaires, les Titans tentent de revenir dans la partie. Kurtis Morrin profite d’un moment de flottement pour relancer les siens, Campbell transforme (22-16 42’). Mais face à eux, les Cowboys continuent de jouer les shérifs. Clifford ajoute deux points sur pénalité pour remettre de la distance (24-16, 58’). Dans la foulée, Jake Clifford lui-même vient conclure une nouvelle chevauchée et scelle quasiment le sort du match (30-16 61’). Malgré quelques dernières charges des Titans, les Cowboys tiennent bon. Solides en défense, ils gardent le contrôle jusqu’au bout, même après un passage à 12 en fin de match. Dans ce duel entre géants et hommes du désert, ce sont bien les Cowboys qui ont imposé leur loi. Plus tranchants, plus constants, ils ont fait tomber les Titans de leur piédestal pour s’offrir la victoire maîtrisée. Score final 30-18.



