La NRL durcit ses règles : fini le “tampering” sur les joueurs sous contrat
La NRL s’apprête à frapper fort pour protéger l’intégrité des contrats. Dès le 1er décembre, une nouvelle série de règles anti-altération (anti-tampering) entrera en vigueur pour empêcher clubs et agents de discuter de l’avenir des joueurs avant qu’ils ne soient officiellement libres de le faire.
Ces mesures visent à stopper les approches clandestines ou médiatiques et les transferts négociés dans l’ombre. Des situations qui irritent depuis longtemps les supporters et fragilisent les clubs formateurs. Désormais, clubs et agents pourront être sanctionnés s’ils :
- Contactent un joueur ou son agent pour parler de son avenir avant qu’il ne soit agent libre
- Font des déclarations publiques pouvant être perçues comme une incitation à rompre un contrat
- Approchent un joueur sous contrat pour le pousser à rejoindre un autre club sans l’autorisation officielle de son club actuel
Autrement dit : fini les coups de fil en douce, les déclarations du type « on serait intéressés s’il devenait disponible » et les négociations cachées via des “intermédiaires”.
Pourquoi ?
Le système actuel, où les joueurs peuvent négocier avec d’autres clubs un an avant la fin de leur contrat, a toujours créé des tensions. Mais l’affaire Lachlan Galvin, parti des Wests Tigers vers les Bulldogs malgré un contrat courant jusqu’à fin 2026, a servi d’électrochoc. Phil Gould, le manager des Dogs, avait multiplié les compliments à l’égard du joueur à la télévision, allant jusqu’à dire que c’était « le meilleur teenager qu’il n’ait jamais vu ». La NRL veut éviter que des joueurs se retrouvent poussés à demander un départ et que les clubs se tirent dessus en coulisses. On parle déjà de « Phil Gould rules ».
Sanctions prévues
La NRL aura désormais la possibilité d’infliger :
- Des amendes
- Des suspensions
- Des radiations pour les récidivistes
Et cela s’applique également aux personnalités qui travaillent à la fois pour des clubs et dans les médias, comme : Phil Gould, Braith Anasta, Paul Gallen, Greg Alexander, Matthew Johns, Gorden Tallis, ou encore Billy Slater. La ligue veut éviter que les plateaux télé deviennent des vitrines d’influence pour piquer des joueurs.
La NRL envoie donc un message clair : un contrat doit être respecté. Et si un joueur veut changer de club, cela doit se faire dans les règles, pas via des pressions ou des stratégies de communication.


