Kiyam Benabbou : « Évoluer un jour en Super League représente un rêve qui m’accompagne »
Kiyam Benabbou, nouvelle recrue du Toulouse Olympique Élite, revient sur son départ du SO Avignon et évoque ses ambitions avec le TO.
Tu as quitté ta Provence natale pour Toulouse, pourquoi ce choix ?
Quitter la Provence n’a pas été une décision facile. C’est une région dans laquelle j’ai grandi et où j’ai construit toute mon histoire rugbystique, depuis mes premiers matchs avec les seniors jusqu’à mes sélections en équipe de France jeune. Bien évidemment, évoluer un jour en Super League est un rêve qui m’anime depuis mes débuts dans ce sport, que j’ai découvert grâce à mon père à l’âge de quatre ans. Alors, lorsque Sébastien Raguin m’a contacté à l’issue de ma saison en Élite avec le SOA, j’ai immédiatement compris que cette opportunité pouvait me permettre de franchir un nouveau cap et de voir encore plus grand.
Comment s’est passée l’intersaison et quelles différences vois-tu avec le SOA ou Salon, tes anciens clubs ?
L’intersaison s’est très bien déroulée aux côtés de Jordan Stefani, notre préparateur physique. Nous avons réalisé un important travail athlétique, notamment à travers de nombreuses séances de course, tout en orientant notre projet de jeu autour de nos principales qualités. Notre jeunesse constitue sans aucun doute l’un de nos plus grands atouts cette saison.
Les différences avec le rugby provençal sont néanmoins importantes. Ici, le jeu est moins axé sur le jeu direct et les affrontements dans le secteur des avants. Les impacts sont donc peut-être légèrement moins présents, même s’il est difficile de faire plus exigeant dans ce domaine après avoir évolué sous les ordres de Liam Duffy, un entraîneur tacticien hors pair, particulièrement attaché à la défense. À Toulouse, le rugby se caractérise davantage par sa vitesse d’exécution et son rythme de jeu.
Que penses-tu de ton début de saison individuellement et plus collectivement avec une grosse défaite contre Albi et une belle performance à Saint-Estève ?
Sur le plan individuel, je suis conscient qu’il me reste encore énormément de travail à accomplir. Je dois notamment progresser dans ma capacité à répéter les efforts et à maintenir une intensité élevée tout au long d’une rencontre. Je reste néanmoins satisfait de ma dernière prestation face à Saint-Estève, sans pour autant perdre de vue les axes de progression qui me restent à travailler. Je suis déjà pleinement concentré sur le rendez-vous de samedi face à Carcassonne, l’une des meilleures équipes de France.
Collectivement, nous disposons d’un groupe relativement jeune, mais particulièrement homogène. Notre rencontre face à Albi a toutefois mis en évidence certaines lacunes. Nous n’avons jamais réellement réussi à appliquer notre plan de jeu et nous avons été submergés par l’intensité physique et la vitesse de nos adversaires. Face à des joueurs de grand talent comme Josh Gatt ou Maxime Rostang, la moindre erreur se paie immédiatement, surtout à notre niveau. Cela explique en partie l’ampleur du score.
Le staff a pris le temps de revenir avec nous sur les différents aspects qui n’avaient pas fonctionné. Il nous a également fait comprendre qu’au Toulouse Olympique, une contre-performance de cette ampleur ne pouvait pas devenir une habitude. Nous avons donc rapidement remis les choses à plat et repris le travail avec sérieux. Cette remise en question collective a porté ses fruits puisque nous avons réussi à surprendre cette belle équipe de Saint-Estève XIII Catalan lors de notre rencontre suivante.
Sur quoi aimerais-tu progresser pour franchir un palier en Super XIII et pourquoi pas viser la Super League ?
Comme je l’évoquais au début, évoluer un jour en Super League représente un rêve qui m’accompagne depuis mes premiers pas dans le rugby. Aujourd’hui, après avoir franchi le cap difficile de quitter ma région, je suis entièrement tourné vers cet objectif. Je suis parfaitement conscient de l’exigence de ce niveau et c’est précisément pour cette raison que j’ai choisi de rejoindre Toulouse : pour progresser dans tous les domaines, qu’il s’agisse de ma condition physique, de ma compréhension du jeu, de ma méthode de travail ou encore de mon hygiène de vie. Je sais que l’accès au très haut niveau demande une implication quotidienne et une remise en question permanente. Je suis venu ici pour apprendre, évoluer et me donner les moyens d’atteindre, un jour, ce qui a toujours été mon ambition.
Quelles sont tes ambitions pour la saison ?
Pour cette saison, mes ambitions sont avant tout de devenir la meilleure version de moi-même, de réaliser des performances régulières chaque week-end et de contribuer pleinement à la réussite de mon équipe. Collectivement, je souhaite que nous parvenions à décrocher notre qualification pour les playoffs. Plus largement, j’aimerais participer au retour du Toulouse Olympique au rang qui doit être le sien et contribuer à redonner au club le respect et la reconnaissance qu’il a toujours mérités.


