Le divorce entre le champion et son meneur de jeu est acté
Après avoir proposé le plus gros contrat de l’histoire de la franchise à Sam Walker, les Sydney Roosters ont retiré leur offre.
Ce lundi, les dirigeants des Roosters pensaient que ce serait un jour historique pour eux. Mais sûrement pas de cette manière. Depuis plus de trois mois, les récents champions de NRL, et le clan de Sam Walker, négociaient une prolongation de contrat. Une date limite avait été imposée par la franchise : le lundi 26 octobre. Le président Nick Politis en avait marre de tout ce temps de négociations, et voulait conclure le deal. Le clan du joueur est allé à Brisbane, en pleine Coupe du monde, afin de conclure les discussions. Tout semblait s’être déroulé à merveille le temps de cette réunion. Politis avait eu des échos comme quoi Walker était d’accord avec leurs termes du contrat.
Au départ, les Roosters avaient mis 1,1 million de dollars par saison sur la table. Offre que le clan Walker a refusée, ou plutôt décision repoussée, le joueur voulant se concentrer sur la fin de la saison. Entre-temps, le club est devenu champion de NRL. Sam Walker a fait un retour prématuré de blessure et a fortement contribué à la victoire. Le club a alors augmenté son offre. D’après les rumeurs, deux options ont été proposées :
- Un contrat de trois ans, à 1,2 million de dollars par an, plus une clause supplémentaire indexée sur la hausse du plafond salarial de la NRL prévue en 2028. Une augmentation anticipée de 20 % du plafond signifiait que le salaire de Walker se serait élevé à 1,44 million de dollars. De 18 %, ce serait 1,41 million de dollars.
- Un contrat de trois ans avec un montant stable à 1,4 million de dollars par an.
Le camp Walker aurait apparemment préféré la première option, logiquement. Le salary cap devant passer de 12 à 20 millions grâce au nouveau contrat de droits télévisés de 5,3 milliards. Il y avait également une chose intéressante proposée pour Walker : le capitanat. Avec les 33 ans de James Tedesco, qui sera en fin de contrat l’année prochaine, le meneur serait en position idéale pour récupérer le brassard. Avec tout cela, Sam Walker serait le roi de Bondi.
Tout le monde pensait être d’accord. Un communiqué a même été préparé par la franchise tricolore, pour annoncer la prolongation de Sam Walker : « Il va rester jusqu’en 2030. »
Mais finalement, le joueur aurait appelé les Roosters pour une nouvelle fois demander plus de temps et une légère augmentation : 1,5 million. Politis refuse et donne un dernier ultimatum : une réponse avant 19 h 30, heure du Queensland. Aucun appel, le président prend alors la décision de tout annuler. Un communiqué de presse du club est bien publié, mais celui-ci annonce officiellement que la proposition faite à Walker est retirée par le club.
Les Sydney Roosters ont, ce soir, informé la direction de Sam Walker que l’offre du club pour une prolongation de contrat au-delà de la saison 2027 avait été retirée après que les parties n’aient pas réussi à trouver un accord sur les termes.
Le clan Walker pense, et serait confiant, sur le fait que la franchise reviendra à la charge. C’est bien mal connaitre le personnage. Après avoir gagné le titre, Latrell Mitchell avait hésité à l’offre du président des Sydney Roosters, de 800 000 dollars en 2019. Résultat ? La franchise a fermé la porte à une prolongation du joueur, et Mitchell s’est retrouvé chez les Rabbitohs. Les Rabbitohs, un club en manque de demi, qui pourrait justement récupérer Walker, plus tôt que prévu.
À partir du 1ᵉʳ novembre, Sam Walker pourra alors discuter avec d’autres franchises pour 2028, mais Politis aurait déjà évoqué la possibilité de le libérer plus tôt que prévu. La suite au prochain épisode et c’est pour très bientôt.


