Jean-Pierre Gérin : « Je leur souhaite de faire perdurer la passion treiziste à Saint-Martin-de-Crau »
Jean-Pierre Gérin, président emblématique de Saint-Martin, revient sur toutes les années passées aux Mérinos et sur les raisons de son départ.
Jean-Pierre, peux-tu te présenter ?
Originaire de Caumont-sur-Durance, il me fut facile d’adhérer au XIII, sport roi local à l’époque. Première licence au SU Cavaillon en 1965 (équipe de jeunes la plus proche) puis au RC Caumont XIII jusqu’à mon départ pour raison professionnelle à Saint-Martin-de-Crau en 1978.
Tu passes la main après 7 ans à la présidence du club, pour quelles raisons ?
Je commençais à faire partie des meubles dans ce club où j’ai occupé pratiquement tous les postes de terrain et de dirigeants. Le club avait besoin d’un second souffle et je voulais ne pas faire ombrage aux nouvelles générations.
Comment expliques-tu cette excellente formation avec des générations dorées comme Abasse, Gerin, Djemai et Zitter et plus récemment Brochon, Salabio, Carré ou Bertrand ?
Avant eux, il y eut les Molitor, Fernandez, Lucchesi, Lopez, Simon. Sans historique, Saint-Martin XIIII s’est créé une identité autour de la formation, des jeunes et des dirigeants. Puis il a voulu s’ouvrir sur le monde treiziste en multipliant les échanges, nationaux et internationaux, pour enrichir et faire grandir les jeunes. Cela a permis d’attirer plus de jeunes, plus de parents qui se sont impliqués. La recette est simple : la volonté provoque plus de quantité qui engendre plus de qualité !
Pourquoi Saint-Martin ne joue pas à un niveau plus élevé avec une formation aussi performante ?
Notre réputation de club formateur attire les recruteurs, treizistes et quinzistes. Le départ de jeunes peut casser la dynamique d’une catégorie et provoquer le décrochage de certains.
Le niveau de la DN est déjà exigeant sportivement et financièrement, pour viser plus haut, il faudrait améliorer nos structures en impliquant les joueurs dans le projet et se trouver les moyens : vaste programme ! Nous ne sommes pas dans une région rugby et nous devons affronter une forte concurrence sportive. La municipalité est plus apte à nous soutenir sur les actions auprès de la jeunesse qu’à nous suivre dans le haut niveau !
Que retiens-tu de toutes ces années chez les Mérinos en tant que joueur, entraîneur, papa de joueurs, dirigeants et présidents ?
45 ans de Mérinos laissent des traces, c’est sûr ! J’ai vu grandir le club et j’ai participé à sa mutation. Aujourd’hui il est bien ancré dans la ville, plus par son activité et ses manifestations que par ses résultats ! Les jeunes et les gens se rappellent plus des échanges avec les Anglais que des titres de champion ! Le rugby à XIII est un sport formidable, il a fédéré une famille autour de ce club atypique qui s’est retrouvée avec plaisir lors des fêtes du cinquantenaire de juin dernier.
Que souhaites-tu à la nouvelle présidence et pour l’avenir des Mérinos ?
La nouvelle forme de gouvernance à 3 avec des co-Présidents jeunes, volontaires, courageux va permettre de bonifier l’héritage des 50 ans de présence treiziste en Crau. Je leur souhaite de faire perdurer la passion treiziste à Saint-Martin-de-Crau et de défendre les valeurs chères aux Mérinos.



Chapeau a lui un constructeur avecJean Chaput et bien d’autres il ont su faire de la crau un humble bastion de notre sport mais au combien qualitatif et perenne.Encore un grand bravo de la part de l’affreux avignonnais exile en 66 .Yves