Émilie Renard et Jean-Christophe Hugon, au coeur de Montpellier XIII
Nous avons rencontré Émilie Renard et Jean-Christophe Hugon, joueuse et entraîneur, et tous les deux impliqués à Montpellier XIII. Bilan de la saison et objectifs pour la suite, ils nous disent tout.
Émilie, Jean-Christophe, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
JC : Je suis Jean-Christophe Hugon, j’ai 37 ans et j’ai pris ma première licence à Montpellier en 1986. Je suis entraîneur des équipes séniors masculine et féminine (saison 2018/2019) où depuis 2010 j’ai pu coacher toutes les catégories et niveaux (sauf Élite 1). Je fais également partie du Comité directeur du club.
Émilie : Je m’appelle Émilie Renard, je suis joueuse, éducatrice et depuis peu membre du bureau au Montpellier XIII. J’ai 24 ans et je suis dans le monde du rugby depuis 3 saisons.
Champion de France de Division Nationale, qu’est-ce que ce titre représente ?
JC : Le fruit d’un long travail avec les féminines que j’ai commencé à coacher il y a 5 ans. Même s’il est vrai qu’il y avait une grosse différence de niveau entre certaines équipes, cela reste quand même une satisfaction et surtout un objectif accompli fixé par le club.
Émilie : Ce titre représente pour moi, une longue année de compromis et sacrifices. C’est l’aboutissement d’une saison nerveusement très compliquée. Même si le mental n’était pas toujours à son maximum, on a su rebondir les matchs importants et ils nous ont permis de ne pas fléchir le jour de la finale. Je pense que ça peut amener plus de visibilité pour le club et pour les filles notamment en terme d’effectif.
Quel bilan faites-vous de la saison des filles ?
JC : La saison a été dure physiquement et moralement par le fait du manque d’effectif. À ça est venu s’ajouter l’entente avec les déesses catalanes dont 4 ou 5 filles allaient les renforcer régulièrement. Également, les sélections des provinces qui se sont déroulées cette année font que les matchs se sont enchaînés et que la saison fût longue et éprouvante pour les filles. Malgré ça elles se sont accrochées et se sont entraînées dur pour aller chercher le bouclier.
Émilie : J’ai trouvé cette saison longue et très difficile. La différence de niveau dans cette division nous a amené à faire des matchs relevés physiquement et d’autres beaucoup moins. Ce qui a eu un impact physique et moral. On se relâchait peut être un peu trop sur certains matchs et il était compliqué de se remettre dedans lorsque l’équipe en face nous donner du fil à retordre. Le fait de jouer avec les déesses et la sélection m’a permis d’évoluer notamment à 13, mais au final, quasiment tous nos week-ends étaient bloqués, ce qui est très compliqué quand on doit travailler à côté. Le peu de week-end de repos a fait que la récupération était limitée et à engendrer quelques blessures pour certaines filles. Mais, on y est arrivées !
Et des autres équipes du club ?
JC : En ce qui concerne l’équipe senior ça a été très compliqué, malgré un effectif de 26 joueurs nous n’avons que très rarement pu aligner 17 joueurs. Le bilan sportif est lourd avec aucune victoire mais il faut ne pas oublier et il faut prendre en compte que l’équipe est répartie avec un effectif complètement renouvelé (2 joueurs des deux saisons passées seulement) dont certains n’avaient jamais touché de ballon de rugby. Ce qui ne nous a pas empêché de former un vrai groupe motivé, ne demandant qu’à progresser avec un très bon état d’esprit et une mentalité de guerrier, car enchaîner 4 ou 5 matchs à 11 ou 12 il faut le faire !
Émilie : J’ai beaucoup aimé regarder jouer les garçons cette saison, leur férocité m’a bluffé. La mentalité et la cohésion qu’ils ont pu montrer ne peut qu’être signe d’une belle future saison !
Au niveau de l’Ecole de rugby, j’ai pu suivre toutes les équipes sur les différents tournois, et il y a eu d’énormes progrès! Au fur et à mesure de la saison, on a pu voir qu’ils prenaient de plus en plus de plaisir à jouer au rugby. On les formes à devenir des Diables Rouges.
Quels sont les prochains objectifs sportifs et structurels pour le Montpellier XIII ?
JC : Pour l’équipe masculine, réussir à recruter quelques treizistes pour continuer à faire progresser ce groupe qui le mérite, et remporter un maximum de matchs. Pour l’équipe féminine recruter des joueuses pour jouer en élite et aller le plus loin possible.
Émilie : Un des objectifs serait de faire quelques tournois de touch où nos équipes loisirs et séniors pourraient participer ainsi que les clubs alentours.
Le tournoi Senegas qui connaît de plus en plus de succès devrait avoir lieu courant avril comme les saisons précédentes. Et sûrement d’autres projets dont l’on va discuter lors des réunions prévus cet été.
Quelle formule préférez-vous pour les championnats féminins en France ?
JC : La formule prévue pour la saison prochaine me paraît être une bonne idée.
Émilie : Je trouve aussi que cette nouvelle formule est intéressante. Le seul bémol serait pour la première partie du championnat qui n’est pas propice aux équipes réserves. Et donc nous pénaliserait sur le fait de jouer à 13 par manque d’effectif ce qui pourrait ne pas être le cas avec des réserves.
Que peut-on vous souhaiter pour la suite ?
JC : Des effectifs conséquents et des victoires !
Émilie : Une sélection Équipe de France ! Un effectif nous permettant de jouer à 13 et en Elite, des phases finales. Et beaucoup de courage à notre présidente et notre secrétaire pour la saison qui arrive !



Vous, ne lui avez pas parler des rumeurs de création d’un autre club de rugby à XIII sur Montpellier, à savoir les Sharks de Montpellier pour savoir ce qu’il en pense ? ……