Dragons Catalans : Maintenant il faut jouer 80 minutes !
Les Dragons Catalans ont commencé leur saison par deux succès et on ne va pas bouder notre plaisir mais un point commun a sauté aux yeux sur ces deux matchs, l’inconstance sur 80 minutes.
C’est seulement la quatrième fois depuis leur entrée en Super League en 2006 que les Dragons Catalans débutent une saison par deux succès après 2012, 2013 et 2017. La petite nouveauté par rapport aux trois fois précédentes est que là aucun des deux matchs n’a été joué à Brutus. Comptablement, c’est une très belle opération, deux victoires face à Hull KR qui devrait jouer le maintien et Huddersfield qui fait partie des outsiders. Mais sur ces deux rencontres, les joueurs de Steve McNamara nous ont fait peur en ayant bien du mal à terminer les matchs.
Face à Hull KR, les Dragons Catalans ont marqué en deuxième période avant de plonger sur les 25 dernières minutes. Samedi, face à Huddersfield, les Dracs n’ont pas marqué le moindre point en deuxième mi-temps. Si face à des équipes de ce niveau, c’est suffisant pour gagner, face aux meilleurs clubs de la Super League, il faudra jouer les 80 minutes.
Un coaching qui interroge
Alors que le jeu est toujours plus dynamique et donc épuisant, Steve McNamara a joué quasiment tout le premier match avec seulement 15 joueurs, Arthur Mourgue et Paul Séguier n’ayant eu qu’une poignée de minutes sur le terrain. Face aux Giants, c’est à 16 que les Dracs ont principalement évolué puisque Paul Séguier a encore une fois eu un temps de jeu infime. Arthur Mourgue a lui un peu plus joué suite au saignement d’Alrix Da Costa.
Steve McNamara est coutumier du fait, alors que la majorité des entraîneurs, pour ne pas dire l’intégralité, utilise toutes ses ressources pour faire face au jeu qui s’accélère sans cesse. La corrélation entre la difficulté à terminer les rencontres et à ce choix de ne pas jouer à 17 est évident mais elle n’est pas non plus la seule explication.
Les Dragons Catalans doivent aussi mieux gérer leurs temps faibles et cela passe par les leaders du groupe. James Maloney est capable de beaucoup plus apporter à son équipe sur cet aspect-là que ce qu’il a fait sur les deux rencontres inaugurales. Les Dracs ont encore deux matchs face à des équipes qui ont mal démarré, Wakefield en Challenge Cup puis Salford en Super League, pour trouver de la constance avant de recevoir les Warrington Wolves pour un vrai premier test.


