Championship 2019 : Présentation du Toulouse Olympique
À l’orée de cette nouvelle saison de Championship, nous effectuons une revue détaillée de 7 des 14 équipes en lice qui joueront la montée en Super League. Et on termine cette série par nos français du Toulouse Olympique !
Le coach
Sylvain Houles (au club depuis 2012).
Après ses débuts en tant que coach en Élite 1, Sylvain Houles a grav toutes les marches avec chaque saison un groupe en progression. Une longévité remarquable portée par un discours clair que les joueurs adoptent. Cette saison le club s’est renforcé permettant une profondeur d’effectif réclamée par Sylvain Houles pour conquérir la dernière marche d’un projet ambitieux : La Super League. Le TO aura fort à faire avec des matchs très durs mais le coach semble capable d’insuffler l’énergie nécessaire au groupe pour réussir.
Parcours 2018
Malgré la montée loupée, les joueurs du TO nous auront offert de sacrées émotions. Dans un championnat hyper compétitif et très dur, Toulouse a réussi à se maintenir tout le long dans le groupe des 4 qualifiés pour le Middle 8. Malheureusement quelques résultats négatifs en fin de championnat (le match nul face aux Broncos) ont laissé échapper la deuxième place tant convoitée et qui offraient 4 matchs à domicile. Malgré tout Toulouse a réussi sa saison même si l’objectif était de terminer dans les 2 premiers, cette place s’étant jouée au goal average. Lors du Middle 8 les Toulousains ont bien résisté et battu 2 équipes de Super League. Le Million Pound Game se perd avec la défaite à Londres face aux Broncos et après la défaite au Canada face à Toronto où il y avait largement la place. Toulouse repart donc en Championship, avec un nouveau format mais sait désormais où il doit progresser.
Le joueur à surveiller
Pas un mais deux joueurs que nous avons suivi l’année dernière à Leigh et qu’il faudra surveiller. Ces deux joueurs sont Ilias Bergal et Jordan Dezaria, deux jeunes qui représentent l’avenir et qui par leur expérience en Angleterre devraient apporter un plus value au groupe. Bergal devrait être le pendant de Marcon, autre grand espoir au poste d’ailier et nous devrions voir du spectacle des deux côtés du terrain. Ilias a démontré de grosses qualités de finisseur à chaque fois qu’on lui a donné sa chance. Il devra prouver qu’il est à la hauteur dans le club français numéro 2. Pour Jordan, les débuts ont été compliqués en Angleterre mais il a toujours bossé et a fini par avoir sa chance. Dur au mal, il évolue devant et aura beaucoup de concurrence. Néanmoins il semble mentalement et physiquement armé pour réaliser une belle saison. Un duo au destin lié depuis maintenant 2 saisons.
Notre avis
Alors oui je suis du genre chauvin mais ce n’est pas ce sentiment qui me fait dire que Toulouse a ses chances cette saison. Malgré le départ ou arrêt de certains joueurs historiques comme Planas ou Kriouache et le départ surprise de Bastien Canet, Toulouse s’est réellement renforcé en nombre et semble-t-il en qualité. Les recrues sont jeunes mais aussi expérimentées. Exit Rapira ou Pettybourne qui n’auront pas apporté ce qui était attendu. Outre le duo de jeunes français qui débarque, Toulouse s’est doté d’avants, secteur qui a pu apparaître en souffrance sur certains matchs. Bretherton est resté, Ben Evans, Peterika Vaivai et Brenden Santi débarquent. Un trio qui va ajouter de la concurrence dans un secteur armé pour toute la durée du championnat. Dean Parata et James Bell complètent le recrutement et semblent aussi de bonnes pioches. Derrière on reste comme avant avec Bergal comme seule arrivée.
Mais la présence du meilleur joueur Championship en 2018 Mark Kheirallah et de son dauphin Jonathon Ford associé aux Robin, Barthau, Marcon ou Ader laissent espérer un rendement offensif de grande qualité. Toulouse doit jouer le haut du tableau et par haut du tableau je pense aux 2 premières places. Le TO doit rivaliser avec Toronto afin d’aborder les playoffs de la meilleure des manières. Le chemin sera long, semé d’embûches mais la montée en Super League passera pas là. Il faut y croire et moi j’y crois.


