Faut-il s’inquiéter pour Tony Gigot ?
Il a refusé une prolongation aux Dragons Catalans, a été évoqué à XV, en Super League et en NRL, mais aujourd’hui, Tony Gigot n’a toujours pas de club. Faut-il s’inquiéter pour le treiziste français le plus talentueux du moment ?
Nous avons beaucoup écrit sur Tony Gigot depuis sa non prolongation, mais rien depuis fin octobre alors que ça signe à tout va en Super League et en NRL. Les camps d’entraînement commencent et toujours rien. Retour sur le feuilleton français de l’automne.
Un divorce annoncé avec les Dragons
Incontestablement l’homme de l’année 2018 avec la victoire des Dragons Catalans en Challenge Cup, Tony Gigot jouait son meilleur rugby au poste d’arrière. De quoi être optimiste pour la saison à venir.
Oui mais voilà le hic, Sam Tomkins allait débarquer à Perpignan pour la saison 2019. Difficile d’en vouloir aux dirigeants Catalans, surtout que lors de la signature de Sam en mai, la situation catalane n’était pas forcément au beau fixe.
Il est possible que la signature de l’arrière international anglais ait aussi motivé Tony Gigot qui a voulu prouver que le poste d’arrière était le sien et qui l’a bien fait. Nous voilà donc à l’orée d’une saison 2019 avec deux des meilleurs arrières de Super League. L’un des deux va devoir laisser sa place et se repositionner à l’ouverture. Les bonnes prestations de Tomkins à ce poste avec l’Angleterre face aux Kiwis nous laissent envisager une bonne nouvelle pour Tony Gigot. Malheureusement la saison commence avec un Sam Tomkins à l’arrière et un Tony Gigot à l’ouverture. 5 victoires 3 défaites. Le jeu n’est pas convaincant, mais les résultats acceptables surtout pour une équipe en réglages.
C’est le moment que choisit Steve McNamara pour switcher les deux joueurs. Tony repasse à l’arrière. 5 victoires, 4 défaites. Tony Gigot sera remis à la charnière en fin de saison avec réussite avant de devoir pallier la blessure de Sam Tomkins pour les derniers matchs. Derniers matchs où s’enchaîneront les défaites, privant les Dragons de playoffs.
Bilan de victoires : 8/13 à la charnière, 5/11 à l’arrière.
Les stats sont là, la paire Gigot-Tomkins a été plus efficace avec le Français à la charnière et l’Anglais à l’arrière. Je reste persuadé que le meilleur poste de Tony est arrière même si Tomkins a montré sa supériorité à ce poste. Mais Tony était aussi le meilleur ouvreur des Dragons. En tout cas McNamara a changé de formule en cours de saison, lui seul sait pourquoi.
L’arrivée de James Maloney et la quasi garantie de ne pas jouer à l’arrière aura eu raison du contrat de Tony Gigot chez les Dragons. Une proposition sur deux ans au lieu de trois espérés par le joueur aura peut-être aussi pesé dans la balance.
Des contacts pleins d’espoir
Au top de son jeu et physiquement (dans son prime comme on dit en NBA), l’idée d’aller voir ailleurs n’est pas forcément saugrenue. Elle le devient encore moins lorsqu’on a bruit des clubs potentiels dans lesquels Tony Gigot pourrait évoluer.
Les Huddersfield Giants est peut-être la piste la moins prestigieuse. En tout cas, cela ne dénote pas d’une progression dans la hiérarchie de la Super League. Mais pourquoi pas ? Le bon air du nord de l’Angleterre.
Le Wolfpack de Toronto a maintenant validé sa montée en Super League. Sonny Bill Williams a signé. L’aventure nord-américaine et faire partie de l’histoire, quel beau challenge ! Peut-être la seule équipe capable de rivaliser avec les clubs mythiques de Super League en terme d’attractivité.
La NRL et les Dragons de St George sont également une piste évoquée. L’équipe se cherche, Gareth Widdop est rentré au pays et Matt Dufty ne fait pas l’unanimité. L’occasion serait belle. La compétition la plus relevée au monde lorsqu’on est au sommet de son art, quoi de mieux ?
Si on passe les pistes quinzistes, qui peuvent être également un challenge personnel, l’ère post-Dragons peut s’annoncer très excitante.
Un statu quo qui s’éternise
Oui mais voilà, depuis plusieurs mois, rien ou presque. Les signatures se succèdent en Super League et NRL. Les phases de préparation ont repris et même si Tony Gigot a prouvé par le passé que la condition physique n’était pas un souci (il était revenu comme si de rien n’était après sa suspension), plus le temps passe, plus nous nous inquiétons. À tort peut-être.
En attendant, Tony Gigot est en famille, à Moscou à célébrer le succès de son frère (footballeur professionnel au Spartak Moscou), loin des turpitudes des négociations de contrats. À choisir nous préférerions la NRL puisque pour l’instant c’est le seul championnat que le téléspectateur français pourra suivre régulièrement.
En tout cas si tu nous lis Tony, écris-nous !
Julien Castagnet



les conseilleurs ne sont pas le payeurs, chacun l’apprend à ses dépends … il aurait put aussi jouer au centre ou il fut excellent il y a peu…
Souhaitons lui rien du tout trop de chauffantes
la fable du héron… un joueur talentueux l’ami Tony mais à mon humble avis ingérable et de plus mal conseillé, dommage ! Souhaitons-lui de rapidement trouver un club et de s’y épanouir !
Pour l’instant T-G, il y est sur le palier….
Pallier (avec 2 l) l’absence et non palier à l’absence