Hugo Fróes : « Avoir un championnat brésilien fort »
Alors que le Brésil vient de remporter le championnat d’Amérique du Sud face à son grand rival argentin, nous avons rencontré Hugo Fróes, directeur général de la fédération brésilienne, qui évoque le développement du XIII au pays carioca.
Hugo, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Hugo Froés, je suis CEO de la Fédération Brésilienne de Rugby à XIII et étudiant en Business à l’université de Sao Lourenço au Brésil.
Quel est votre rôle au sein de la Fédération de Rugby à XIII brésilienne ?
Je travaille à l’organisation des championnats, des stages et des équipes nationales, avec pour objectif de tenir notre projet à l’horizon 2018-2022.
Combien de clubs et licenciés au Brésil ?
Nous avons actuellement 13 clubs, divisés dans 5 Etats dans le centre du Brésil, et un total de 150 athlètes.
Comment faites-vous pour attirer de nouveaux joueurs vers votre sport dans votre pays ?
Beaucoup d’entre eux ont changé de code en raison du manque de soutien et de perspectives qui leurs sont offertes à XV. Nous avions également les matchs de NRL qui ont été diffusés pendant plusieurs années ici, et lorsque des gens ont su qu’on pouvait aussi y jouer ici, beaucoup d’athlètes sont venus.
Votre équipe nationale a remporté le championnat d’Amérique du sud, pouvez-vous nous raconter cette compétition ? Une immense fierté pour vous et tout le groupe ?
Le Brésil avait participé à la Coupe d’Amérique du Sud au Chili en 2017, en remplacement du Mexique et nous avions fini par perdre face au Chili et à la Colombie.
En 2018, nous avons organisé le plus grand festival de l’histoire du Rugby à 13 en Amérique du Sud avec des matchs de nos équipes masculines, féminines, B et U17 et nous avons gagné dans toutes les catégories. C’est quelque chose de magique et d’inoubliable. C’était un aperçu d’un futur brillant.

Hugo Fróes entouré des joueurs brésiliens.
Comment les choses se passent avec le rugby à XV dans votre pays ?
Beaucoup de nos joueurs viennent du XV, mais nous avons aussi d’anciens joueurs de football américain et des équipes composées exclusivement de joueurs formés à XIII. Nos relations sont bonnes et amicales, mais ce qu’ils proposent est complètement différent de ce que nous faisons.
Vous aimeriez que des joueurs puissent venir jouer en France, avec quels objectifs ?
Pour revenir à nos différences dans notre travail entre les fédérations de XIII et de XV, ils investissent beaucoup d’argent pour faire venir des joueurs de l’étranger et les naturalisés brésiliens. Nous nous concentrons sur les clubs et les athlètes, nous souhaitons que le rugby à XIII devienne une opportunité professionnelle.
Mon plus grand but est d’avoir un championnat brésilien fort et d’avoir plusieurs athlètes qui deviennent pro ou semi-pro à l’étranger, particulièrement en France.
Participer à la Coupe du monde 2025, est-ce un objectif pour vous ?
Honnêtement, la Coupe du monde 2025 est toujours un rêve pour nous. Nous voulons emmener nos féminines, qui comptent beaucoup d’athlètes qui ont joué les jeux de Rio en 2016, vers la Coupe du monde féminine en 2021.
Pour les équipes masculines, nos objectifs sont de gagner la Coupe d’Amérique du Sud en 2019, et jouer la Coupe des Amériques en 2020 et la Coupe du Monde des pays émergents en 2021.
Idriss Ahamada


