Pierre-Louis Bourrel : « Ma carrière n’est pas encore finie »
Pierre-Louis Bourrel, ancien joueur et capitaine de Limoux, revient sur les raisons de son départ des Grizzlies et évoque son futur.
Pierre-Louis, peux-tu te présenter ?
Pierre-Louis Bourrel, j’ai 30 ans, désormais ex-joueur de Limoux XIII et père d’une petite Alice.
Pourquoi quittes-tu Limoux maintenant alors que tu as encore quelques années devant toi ?
Il est vrai que je me sens encore bien. Les fins de saison sont difficiles après tous les pépins que j’ai accumulés ces dernières années mais je pouvais jouer encore quelques années en Élite. L’année professionnelle à venir est décisive pour mon futur avec notamment une formation de directeur d’école à finir qui va me prendre beaucoup de temps et m’empêchera d’assumer pleinement ma préparation et mon rôle de capitaine. J’ai alors décidé de ne pas signer pour ne pas faire la saison de trop avec mon club de cœur. C’est un vrai déchirement mais je me dis que finir sur un titre est la plus belle manière de partir. J’en profite pour encore remercier tout le club. Je vais continuer le rugby mais à un échelon inférieur maintenant.
Quels sont les éducateurs, entraîneurs, joueurs qui auront marqué ta carrière ?
Il y en a eu beaucoup. Les plus importants pour moi furent Christian Reffle, qui m’a beaucoup appris et Malik Boudjerra chez les jeunes. Eric Artiguste et Christophe Biamouret au Stade Toulousain ont été très importants pour moi, pour leur confiance. Enfin, Alex Couttet et Maxime Grésèque furent les entraîneurs qui m’auront le plus apporté en Élite. François Jovani est celui qui me connaît le plus et m’a permis de retrouver le goût du jeu sans me blesser. Les joueurs sont trop nombreux pour être cités, j’ai joué avec des garçons qui sont des légendes de notre championnat et certains sont devenus des amis proches. Je ne les remercierai jamais assez pour tout ce qu’ils m’ont apporté.
As-tu des regrets quand tu regardes dans le rétro et quel est ton meilleur souvenir ?
Quand je regarde dans le rétro, ce serait mentir que de dire que je n’ai pas de regrets. Les blessures principalement m’ont privé de certains beaux moments. Mais je suis fier de m’être toujours battu pour revenir là où beaucoup auraient arrêté. Le titre de cette année est le plus beau souvenir que j’aurai et la récompense de mes efforts.
Quelles sont tes envies après le rugby ?
Comme je vous ai dit, ma carrière n’est pas encore finie. Et tant que je jouerai, je voudrai gagner, quel que soit le niveau. Mais ce changement va me permettre de me consacrer à ma vie professionnelle et à ma famille qui a fait beaucoup de sacrifices pour me permettre de jouer dans les meilleures conditions ces dernières années.


