Sébastien Domart : « L’objectif sera de perdurer »
Peu avant la reprise de la saison de Division Nationale, nous avons rencontré Sébastien Domart, président de Marseille Treize Avenir. Il nous en dit plus sur la saison à venir de son club, promu en DN.
Nouvelle saison, dans un nouveau championnat. Quelles seront les ambitions de Marseille cette année ?
Pour notre équipe de DN, l’objectif sera de perdurer et de réussir à avoir un beau collectif cette année. On ne vise pas forcément le titre de champion de France, mais d’avoir une belle saison avec notre nouvel entraineur (Rachid Amraoui).
Pour les féminines, nous étions l’an passé premières du championnat en DN. Mais malheureusement, on a été obligé d’arrêter la saison. Cette année elles seront en Elite 2, où on va viser le haut du championnat, même si on va affronter de grosses équipes qui descendent d’Elite 1. On va voir ce que va donner, et on aura un vrai test ce weekend lors du championnat de 9 à Toulouges.
Et pourquoi pas aussi un titre avec les minimes-cadettes. Depuis la création de cette catégorie, seul notre nom figure sur le bouclier.
Êtes-vous toujours la réserve de Salon de Provence ?
Non. Mais on est en entente au niveau des cadets (U17). Ils sont le seul club des Bouches du Rhône à avoir des cadets et nous avions seulement 4-5 joueurs dans cette catégorie. On s’est donc mis en entente avec eux. Pour les seniors, on sera cette année la réserve d’Entraigues (Elite 2).
Du côté des filles, on est en protocole d’entente avec Vaulx-en-Velin, qui sont en Elite 1. Et on est en discussions pour éventuellement devenir la réserve de Montpellier.
On évite de rester dans notre petit coin.
Il y a beaucoup d’ententes qui se créent. Pensez-vous que ça sera bénéfique pour le club ?
Oui. C’est ce qu’on essaie de faire, on évite de rester dans notre petit coin. La politique qu’on essaie de mettre en place à Marseille et qui est la même dans d’autres clubs, c’est de s’extérioriser sur les autres clubs et ne pas rester uniquement dans son fief. C’est compliqué de s’en sortir seul aujourd’hui.
Premier match cette semaine avec le déplacement à St-Martin-de-Crau. Comment le groupe s’est préparé à ce match ? (Interview réalisée avant le report du match)
Le groupe s’est bien préparé. Les entrainements ont repris le 15 août, avec jusqu’à présent 3 entrainements par semaine. L’effectif était léger au départ, mais il se bonifie au fur et à mesure du temps. La réserve avec Entraigues sera bénéfique aussi, car je pense qu’on aura un beau soutien de leur part. On devrait réussir à faire une belle entame de saison.
Des recrues vont renforcer l’équipe ?
On a surtout réussi à retenir des joueurs qui devaient partir dans d’autres clubs. Mais voyant le potentiel qu’il y avait ici avec Rachid, ils ont préféré rester. C’est notamment le cas de Ramy Ibrahim qui devait rejoindre Toulon, mais qui finalement reste. Pareil pour Anis Benabdesalem, qui lui aussi était proche d’aller à Toulon, mais qui est resté pour des raisons professionnelles et personnelles.
Le championnat s’annonce relevé cette année. Qui voyez-vous en favori de la poule ?
Peut-être Le Thor. Ils ont fait une belle saison l’an passé en Fédérale. Je les vois comme l’équipe à battre.
Le couvre-feu ? On verra avec la mairie si on peut avoir une dérogation.
D’un point de vue plus général, la pandémie a t elle impactée le club de Marseille ? Aussi bien au niveau des licenciés qu’au niveau financier.
Niveau licenciés, on devrait avoir cette année une belle école de rugby, avec des effectifs presque doublés par rapport à la saison dernière. Le travail qu’on fait dans les écoles nous a aussi aidé à beaucoup recruter. Niveau financier oui, ça a joué. On pensait que non au début, mais on s’aperçoit sur la durée que oui c’est un problème et que ça a un bel impact financier.
Des partenaires se sont désengagés ?
Oui certains sont partis. Mais pour cette année, on a mis en place un parrainage. Les jeunes démarchent des sociétés afin qu’elles prennent en charge le coût de leur licence. Cette démarche aide le club et aussi les jeunes à obtenir des financements. En cas d’accord, on fait des CERFA pour qu’ils aient des déductions d’impôts et on met aussi à disposition des espaces publicitaires sur les dotations et nos réseaux sociaux.
Cette démarche à aussi un but social, car elle incite les jeunes à démarcher des sociétés. Ces entreprises peuvent aussi donner du travail derrière à un jeune. C’est aussi pour ça qu’on souhaite mettre en place des repas parrainages et partenaires, afin qu’on ait un dialogue tous ensemble et aider des jeunes qui sont actuellement en recherche d’emploi.
Marseille est en zone d’alerte maximale et un couvre-feu va être mis en place. Comment allez-vous vous adapter à cette nouvelle contrainte ?
On a eu une réunion à ce sujet avec les 3 entraîneurs principaux. On va sans doute modifier les horaires pour les jeunes. Finir les entraînements plus tôt et essayer d’en ramener un maximum chez eux derrière avec les minibus, afin d’éviter qu’ils perdent trop de temps et prennent une amende.
On verra aussi avec la mairie si on peut avoir une dérogation, ne serait ce que jusqu’à 21h30, pour que les jeunes puissent rentrer chez eux tranquille. Je ne sais pas si on pourra l’avoir. Sinon, on finira les entraînements une demi heure plus tôt.
Propos recueillis par Idriss Ahamada


