Sébastien Chastaing : « J’ai envie que cette équipe redore le blason de Gratentour »
Sébastien Chastaing, entraîneur de Gratentour, fait un bilan de la première partie de saison et évoque ses ambitions.
Sébastien, peux-tu te présenter ?
Sébastien Chastaing, j’ai commencé le rugby à l’âge de neuf ans au club de Gratentour. Gratentour s’est affilié à Jules Julien en minimes 1 pour un an que l’on puisse continuer à jouer car nous étions que deux. Puis, après TO jusqu’en junior 3. International junior élite.
Après ce passé enrichissant, retour dans mon club de départ plusieurs fois international sénior Fédérale, deux Coupes de France Albert Falcou. Coach depuis la 2ème année, en train de passer ses diplômes.
Quel bilan fais-tu de la première partie de saison ?
Franchement, très positif avec zéro victoire dans l’une des poules les plus relevées. Pourquoi positif, car ce groupe est composé de plusieurs types de personnes, certains sont d’anciens jeunes du TO qui ont arrêté quelques années, tu en connais certains d’ailleurs. D’autres par la motivation d’un de leurs amis sont venus essayer le rugby à XIII après plusieurs années de rugby à XV, quelques rescapés de la saison Élite 2 qui nous a fait mal. Un qui nous a laissé son petit frère en gage pour partir en Australie, d’ailleurs je crois que le petit frère devient meilleur que le grand. Donc si Samuel veut rester en Australie il peut (rires). Et encore certains qui ont entendu parler de nous par-ci par-là et qui ont poussé la porte.
J’essaye aussi du mieux que je peux de contacter des personnes que j’ai connues de près ou de loin, et je leur explique le projet, les valeurs et ce que l’on veut mettre en avant. Ce groupe a un but commun, celui de prendre du plaisir, de partager des bons moments ensemble, sans oublier la dimension de travailler dur et sans broncher, savoir se dire les choses quand la qualité n’est pas là. Bien sûr, en plus, c’est un groupe compétiteur qui a envie de gagner.
J’ai un groupe de 30 joueurs, on est arrivé jusqu’à 17 blessés en milieu de début de saison et malheureusement vu que l’on n’est pas professionnel, avec les aléas personnels, on a dû réaliser des matchs à 11 ou à 13 face à de grosses équipes, mais ils n’ont jamais baissé pas les bras. Le groupe progresse bien à un point où il n’y a plus de trop différence entre jeune, rescapé, nouveau code, tout ça c’est de l’histoire ancienne.
Une victoire d’un point contre le BCT, que penses-tu de la performance de l’équipe ?
Honnêtement Le Thor a vendu chèrement sa peau (encore bravo à eux) pour l’instant, c’est notre match référence, avec un gros pourcentage de possession, très peu de déchets et de fautes et une bonne défense. Bien sûr, il y a des choses à travailler et tant mieux. Cela veut dire que l’on a aussi du travail et que j’arrive à voir nos faiblesses (rires). Mais les garçons ont su aller chercher ce qu’ils méritent grâce à leur travail, leur mental, et surtout la petite touche mustang qui est le cœur.
Comment se passe ce nouveau rôle de coach pour toi ?
Pour l’instant, tout se passe bien et je prends beaucoup de plaisir, en plus cette année je passe mes diplômes pour vraiment apprendre la gestion des entraînements et ceux que l’on doit savoir pour être entraineur aussi. Je m’inspire aussi des entraîneurs que j’ai eu des exercices qu’ils m’ont fait faire, des exercices auxquels je pense. Après c’est bien de copier sur les autres, mais j’ai vraiment envie d’apporter ma touche et j’ai commencé dès le début avec la préparation physique des joueurs.
Je n’aimais pas trop courir pendant 12 minutes ou faire des tours de terrain en pagaille étant joueur. Du coup le maximum de longueur qu’ils font, c’est 100 m. Par contre c’est avec beaucoup plus de répétition et des fréquences beaucoup plus importantes avec des choses qui ressemblent au rugby à 13 car je n’ai pas des marathoniens mais des treizistes (rires). C’est peut-être une erreur, je verrai bien mais pour l’instant physiquement, ils vont bien par rapport à d’autres équipes.
Autre petite touche que je mets en place cette année, c’est faire venir des intervenants qui vont s’occuper de l’entraînement sur lequel on aura défini le thème ensemble. Le but est déjà d’apprendre des choses, de me faire évoluer et aussi apporter un changement sur les habitudes. Je me pose la question de pourquoi pas essayer aussi avec d’autres sports comme le judo ou autre à voir.
Quelles sont tes ambitions pour cette saison ?
Mes ambitions sont de gagner la Coupe Lord Derby contre Carcassonne ou Albi ou Limoux (rires). Le club a fixé des objectifs aux joueurs et à moi-même. Pour ma part, je n’aime pas trop en parler car ça m’a porté la poisse de parler de quelque chose que j’avais envie mais déjà se qualifier c’est sûr.
J’aimerais bien gagner quelque chose avec ce groupe franchement, parce qu’il le mérite, parce qu’on aurait quelque chose en commun à vie et parce que je les aime bien aussi, ce sont de belles personnes mais il ne faut pas trop le dire, ils vont prendre la confiance. J’ai envie que cette équipe redore le blason de Gratentour, qu’elle remette ce club au-devant de la scène, comme à l’époque (petit clin d’œil pour François Auriole, qu’il avait l’habitude d’utiliser).
Ce club qui m’est cher a eu 40 ans d’existence l’année dernière sans aucune année d’interruption, je trouve ça très beau. Je voudrais remercier quelqu’un qui a œuvré pendant 20 ans à la tête de ce club c’est Jean-Marc Gandin. Il est revenu l’année dernière reprendre une fonction de président pour nous aider à éviter un malheur je dirais, mais grâce à lui et au bureau c’est derrière nous et maintenant place à très loin de devant. Ce week-end, déplacement en Coupe de France contre Valderiès, un ancien club qui se remonte et le club préféré de Frédéric Gandin (rires). Nous allons garder la dynamique et continuer à progresser encore et encore.



ancien entraineir de miremont nous avons souvent joute avc la famille auriole
Bien la Chast ! 😘
Des gens motivés qui transpirent le rugby.
Bravo, c’est la base de notre sport.
Sans vous, cette discipline aurait disparue depuis longtemps.
Bonne continuation.