Rob Elstone refroidit les candidats étrangers à la Super League
Le boss de la Super League met les choses au point et calme les ardeurs des futurs candidats notamment nord-américains.
Le directeur de la Super League, Robert Elstone, envisage d’instaurer un quota limitant à trois le nombre d’équipes étrangères, mais il s’empresse de préciser que des équipes non britanniques supplémentaires pourraient à tout moment être intégrées dans la compétition si elles ajoutent de la valeur et de la concurrence.
Le mois dernier, League Express avait révélé en quoi les discussions sur les franchises de New York et d’Ottawa avaient amené Elstone et la Super League à finaliser un accord avec la RFL sur une limitation d’équipes étrangères qui seraient admises au plus haut niveau.
Cependant, Elstone réaffirme que la Super League n’est pas anti-expansion, et assure que l’accord en cours de rédaction vise à protéger la valeur de la compétition. En insistant sur le fait que si une quatrième équipe outre-mer venait à candidater, elle serait la bienvenue en SL si leur dossier est solide et rentable.
Rob Elstone déclare :
Il y a un accord de principe entre nous et la RFL sur ce à quoi cela devra ressembler. Cela n’a pas été gravé dans le marbre et nous devons réfléchir à la manière dont nous annoncerons cela. Nous sommes globalement satisfaits du résultat, mais nous examinons la question du quota. En fin de compte, la Super League doit avoir le droit de passer outre les règles de ce quota. Si un club X arrive et que nous avons atteint le quota, mais que le club X est remarquable et réunit tout un ensemble de conditions, nous nous réservons le droit de les admettre en Super League.
L’accord final ne sera pas anti-expansion et c’est important de le dire. Nous devons en même temps protéger la valeur de la Super League et ce que nous ne pouvons pas faire, c’est diluer cette valeur. Nous devons nous protéger et éviter de nous retrouver avec une compétition qui deviendrait trop non britannique, ce qui aurait un impact sur le sponsoring et la diffusion.
Nous ne voulons pas nous tirer une balle dans le pied en introduisant sur le marché une concurrence qui n’attire pas les radiodiffuseurs. Si nous pouvons clairement stimuler l’intérêt des radiodiffuseurs internationaux, c’est formidable et cela fait partie du travail que nous devons faire.
Elstone a également admis lors d’une longue conférence de presse tenue jeudi à Manchester que des inquiétudes subsistaient quant à la viabilité des franchises nord-américaines.
De mon point de vue, je dois juste m’assurer que toutes les conditions sont remplies dans ces clubs. Le jury se prononcera sur la durabilité, l’intention, la capacité logistique, l’impact sur l’intégrité de la compétition. Ce ne doit pas être pas négatif, nous devons être ouverts. Mais nous devons ouvrir grand les yeux sur l’endroit où cela nous mènera.
Ce que New York, Ottawa et Toronto ont fait a attiré l’attention des médias et des fans. Cela a l’air excitant, mais cela pose toute une série de questions difficiles. Est-ce durable, est-ce bien intentionné, comment traiter les problèmes logistiques ? Cela va-t-il favoriser la concurrence, l’accroissement de la valeur ? Peuvent-ils amener des fans supplémentaires, des sponsors, des revenus de diffusion ? Je ne suis pas sûr que toutes ces questions aient été réfléchies et traitées et je pense qu’elles doivent l’être.
Jérémy Planques



Les droits Tv sont le seul et unique nerf de la guerre. Tant qu’un diffuseur étranger ne viendra pas compenser (et même surcompenser) la perte de droits TV induite par la disparition d’un club anglais, il n’y a aucun intérêt à introduire une équipe étrangère. Les Dragons sont l’exemple même de l’échec sur ce plan là et la SL ne veut pas reproduire l’erreur. Compréhensible.
Il a raison… d’u Point de vue anglais ! Si la Super League doit devenir la NRL de l’hémisphère nord il faut beaucoup plus que Sky pour la diffusion !