Rémi Casty : « L’objectif numéro 1, c’est d’être champions d’Europe »
Réunis en conférence de presse devant plus de 15 personnes dans les locaux du stade Gilbert-Brutus, les acteurs majeurs de l’organisation de l’Euro U19 2026 ont présenté le projet et la compétition qui aura lieu en juillet prochain à Font-Romeu.
C’est une petite victoire dont peut se venter la Fédération Française de Rugby à XIII : Avoir convaincu les instances internationales de recevoir et d’organiser le championnat d’Europe U19 sur ses terres, à Font-Romeu. Retour sur la conférence de presse de présentation, animée par l’entreprise Athlead, chargée de la communication de la FFR XIII, et à laquelle ont assisté plus de 15 journalistes de tous horizons.
L’air frais plutôt que la plage
Mais alors, pourquoi privilégier Font-Romeu ? Pas de club de rugby à XIII récent en Cerdagne, loin de Perpignan et de l’effervescence treiziste plus bas en bord de mer. Un choix qui semble, au premier abord, difficile à comprendre, mais qui, lorsqu’on s’y penche plus, dévoile une savante réflexion.
Capitale sportive emblématique des Pyrénées-Orientales, Font-Romeu travaille à se forger un nom dans le domaine de la préparation et de la réhabilitation des sportifs depuis de nombreuses années. En étroite collaboration avec le Centre National d’Entrainement en Altitude (CNEA), la FFR XIII est parvenue à organiser l’évènement au sein des infrastructures de haut-niveau dont dispose le centre d’entrainement olympique.
Fabien Desclaux, président de l’office de tourisme de Font-Romeu célébrait :
Evidemment, nous sommes très contents de pouvoir recevoir un tel évènement. C’est l’occasion de promouvoir cette magnifique discipline qu’est le rugby à XIII d’abord localement, en Cerdagne, mais également à l’échelle nationale et internationale.
Si les saisons de Super XIII et de championnat de France U19 approchent à grand pas, les échéances internationales continuent de se préparer en coulisses. Après avoir formulé un appel à candidatures, la FFR XIII a reçu 12 propositions. Ainsi, disputeront cet Euro U19 : l’Angleterre, l’Irlande, l’Écosse, le Pays de Galles, les Pays-Bas, la Norvège, l’Ukraine, la Serbie, la Grèce et la France. Seront également invités par la FFR XIII les États-Unis et l’Afrique du Sud.
Fabien Desclaux poursuit :
On est aussi très heureux de recevoir une compétition au CNEA de Font-Romeu. En effet, le centre d’entrainement est connu pour être au top en matière de préparation et de conditionnement des sportifs de haut niveau. Mais en 2026, avec cet évènement, ce sera l’occasion de montrer qu’on peut également recevoir des compétitions internationales. Un plus pour le rugby à XIII français qui pourra également se servir de cette première collaboration comme d’une solide base pour les échéances futures.
Les Bleus veulent la coupe
Présents autour du président de la commission nationale en charge des jeunes Jean-Marc Ayel, l’entraineur du XIII de France Laurent Frayssinous et l’entraineur des U19 Rémi Casty appuyaient sur l’importance sportive de cet évènement. Ce dernier exprimait :
L’équipe de France U19 possède un groupe élargi d’une cinquantaine de joueurs à très fort potentiel. Je n’ai aucun doute sur la capacité de mes garçons à se dépasser lors de cet Euro. Aux U19 premières années vont se rajouter des U17 montants cette saison. L’occasion de créer un groupe final compétitif de 24 joueurs
Conscient que cet évènement est une rampe sportive pour les joueurs, mais aussi pour le rayonnement de la France à l’internationale, Laurent Frayssinous n’oubliait pas de rappeler que la formation est une des bases des résultats du XIII de France. « On ne veut pas à avoir à importer des joueurs, ces jeunes ont le potentiel et doivent s’appuyer sur ce genre d’échéances pour espérer connaitre un jour le haut niveau ».
Rémi Casty rebondissait :
Il n’y a pas 50 équipes capables de prétendre au titre. Comme chaque année, la coupe se jouera probablement aux termes d’un crunch animé. L’objectif numéro 1, il est clair : C’est gagner les Anglais et remporter le titre de champion d’Europe. Qui plus est sur nos terres, ici en France. Il n’y a pas d’autre issue, en tout cas nous n’en envisageons pas d’autre, il faut qu’on gagne cette compétition.
La volonté de partager
L’occasion pour Jean-Marc Ayel, interpellé par des journalistes sur les nations émergentes présentes dans cette compétition, de rappeler que la FFR XIII joue aussi un rôle de transmission à travers l’Euro 2026.
Evidemment, il y a les habitués, les Anglais, les Bleus et les Ecossais. Mais à côté, la Serbie, la Grèce, l’Ukraine et les pays invités comme l’Afrique du Sud ou les Etats-Unis ont besoin qu’on les accompagne et qu’on les aide. De la même façon que les Bleuets ont cotoyé le haut niveau en Australie pour progresser, il faut qu’on puisse proposer du haut niveau à ces pays afin que le rugby à XIII se développe dans leur région.
Une soif de vengeance donc pour les Bleuets, défaits il y a 2 ans lors de la dernière édition de l’Euro U19, mais également la volonté de partager et de transmettre. Un désir de faire perdurer et de laisser se développer le rugby à XIII dans des pays où il n’y a même pas de championnat, seulement une pratique scolaire dans les lycées et les universités.


