Quel avenir pour Boyd Cordner ?
Victime d’un 4ème choc à la tête en moins de 10 semaines, le capitaine des Roosters Boyd Cordner arrive à un tournant. Une décision difficile va devoir être prise.
Bien que n’ayant pas subi de commotion cérébrale, Boyd Cordner a provoqué une belle frayeur à tout le monde quand sa tête a violemment heurté la pelouse lors du succès de son équipe face à Newcastle. Déjà victime de plusieurs commotions cette année, Cordner n’a pu joué que 28 minutes lors du dernier round.
À 28 ans, le rugbyman Boyd Cordner n’a plus grand chose à vivre : vainqueur de 3 titres NRL, 2 Coupes du monde, 2 World Club Challenge, 1 4 Nations et 2 State of Origin, Cordner a gagné tout ce qui est gagnable. Il n’a plus rien à prouver à personne, et a déjà laissé une trace indélébile dans l’histoire dans notre sport.
L’heure du tournant
Par contre, si 28 ans est un âge « mûr » pour un rugbyman cela reste encore jeune pour le commun des mortels. Boyd Cordner a encore beaucoup de choses à vivre, et les séquelles des commotions à répétition peuvent perturber durablement la suite de sa vie. Après avoir accumulé trophées, gloire et argent, le capitaine de la sélection australienne arrive aujourd’hui à un tournant : continuer sa carrière tout en prenant le risque de ternir sa légende en cas de baisse de niveau, et son avenir personnel en cas de nouvelle commotion ou arrêter au sommet de son art, et commencer à préparer sa reconversion sans restrictions de santé.
Cette décision sera sans doute difficile à prendre pour ce compétiteur et travailleur acharné qu’est Cordner. Mais dans une situation comme la sienne, une réflexion sérieuse et le bon sens doivent prévaloir. Espérons que s’il arrête, il saura rapidement trouver sa voie, et continuer à servir le rugby à XIII dans un autre rôle.
'If he was a boxer… you've had enough'
Paul Kent questions whether the NRL's head injury assessment (HIA) is sufficient, after Boyd Cordner passed his on Saturdayhttps://t.co/cI7OHxjxLc pic.twitter.com/Hjo1CeWoA3
— Fox League (@FOXNRL) September 14, 2020
Idriss Ahamada


