Perrine Monsarrat : « Cette expérience est tout aussi dure physiquement que mentalement »
Perrine Monsarrat, centre ou deuxième ligne des Sydney Roosters, revient sur sa saison en Australie et évoque le dernier stage avec l’équipe de France féminine.
Perrine, peux-tu te présenter ?
Perrine Monsarrat, 24 ans, je suis originaire de Réalmont où j’ai commencé le Rugby à XIII enfant. Je suis arrivé au club de Lescure en 2017, j’ai également effectué mes débuts en équipe de France cette année-là.
Comment s’est passée ta saison en Australie, collectivement et individuellement ?
Ma saison s’est déroulée en deux étapes. J’ai d’abord commencé avec l’équipe Central Coast Roosters, qui joue en championnat Harvey Norman. Je suis arrivé en milieu de saison et j’ai joué tous les matchs de fin de saison avec l’équipe, nous avons perdu avant les demi-finales. Ensuite, le coach qui est aussi le coach des Sydney Roosters m’a proposé de signer un contrat développement avec l’équipe de NRLW pour la saison.
Comment s’est passé le stage avec l’équipe de France ?
Le stage équipe de France a été très intéressant. J’ai pu faire la connaissance des nouvelles sélectionnées et du nouveau staff. J’ai ainsi pu m’approprier la nouvelle structure de jeu et les différents objectifs attendus par les entraîneurs que nous avons travaillés tout au long du stage. Le stage était très intéressant et nous a permis de nous découvrir et pouvoir créer quelques connexions sur le terrain entre nouvelles et anciennes.
Quelles différences majeures vois-tu entre le championnat Élite 1 français et celui où tu joues en Australie ?
La première différence est le nombre d’équipes, tout simplement. Beaucoup plus d’équipes en Australie, ce qui augmente la fréquence et le temps de jeu des joueuses, aidant automatiquement au développement et l’amélioration des équipes ! Ensuite, des filles qui commencent beaucoup plus tôt le rugby, avec des championnats cadettes / juniors aussi importants que les séniors, ce qui permet aux filles d’évoluer et commencer en étant beaucoup plus jeune, donc une marge d’apprentissage et de développement plus intéressante. Le nombre d’entraînements : trois par semaine plus un programme de musculation toute la saison et pré-saison. Pour finir, comme tout le monde peut s’y attendre, le niveau et la vitesse de jeu qui sont beaucoup plus élevés là-bas.
Quel conseil donnerais-tu à des jeunes joueuses qui aimeraient tenter leur chance à l’étranger ?
Comme partagé avec les filles au stage, je pense que le premier conseil que je pourrais donner est de ne pas avoir peur de ne pas être au niveau. L’encadrement du staff australien est tellement présent et compétent qu’ils nous permettent de nous mettre au niveau des filles très rapidement (avec beaucoup plus de travail évidemment et beaucoup d’ »extra-training » individuel). Le rugby féminin est en plein développement en Australie donc c’est le moment de profiter de cette chance avec des équipes de NRLW qui se rajoutent.
Cette expérience est tout aussi dure physiquement que mentalement, dû au manque de la famille et aux charges d’entraînement aussi mais qui nous apportent énormément (autant sur un plan rugbystique que personnel) et nous rendent plus forts, je pense. Et puis il n’y a pas que la NRLW comme championnat en Australie pour les féminines, donc même une joueuse n’ayant pas l’envie ou trop d’appréhension de jouer à ce niveau-là peut très bien évoluer et appendre dans un championnat de division en dessous et moins dur au début.


