Paul Izard : « Je continuerai à venir voir les copains jouer au Moulin »
Paul Izard, centre de Lézignan qui met un terme à sa carrière, revient sur toutes ses années rugbystiques et évoque les raisons de son arrêt.
Paul, peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Paul Izard, je suis originaire de Lézignan-Corbières. Je suis actuellement directeur commercial pour un domaine viticole. Niveau rugby, j’ai été formé au FCL XIII. Je suis passé par le pôle espoir de Carcassonne. Je suis ensuite parti jouer pendant deux ans pour les U19 des Dragons Catalans. Je suis également passé par Toulouse où je faisais partie du centre formation et par Carcassonne (ASC à l’époque). J’ai arrêté le rugby pendant trois ans pour me concentrer dans mes études à Aix-en-Provence. À mon retour à Lézignan, je me suis rapproché d’Alain Fabre qui m’a donné la chance de reprendre le rugby avec comme entraîneur Aurélien Cologni.
Pourquoi arrêtes-tu ta carrière maintenant alors que tu as encore quelques années devant toi ?
C’est une décision réfléchie. Je la justifie par deux arguments. Le premier est que mon emploi du temps professionnel ne me laisse pas le temps de me concentrer à 100% dans le rugby. Le second est que je me suis blessé gravement au genou gauche. Je vais me faire opérer en octobre des ligaments croisés antérieurs et du ménisque. En ce sens, je n’ai pas envie de prendre de risques avec ma santé et je préfère me concentrer sur ma rééducation.
Quels sont les éducateurs, entraîneurs, joueurs qui auront marqué ta carrière ?
En éducateur, j’ai été marqué par l’ensemble des entraîneurs de l’école de rugby de Lézignan. C’est une école de rugby d’une grande qualité et les bénévoles font un travail remarquable pour l’apprentissage des jeunes. L’entraîneur qui m’a le plus marqué est sans aucun doute Thierry Dumaine. Il a été mon entraîneur au pôle espoir de Carcassonne et ensuite avec l’équipe jeune des Dragons Catalans. J’ai découvert grâce à lui le haut niveau et ça a été un réel plaisir de progresser à ses côtés. Enfin, si je devais citer un joueur qui m’a marqué, ça serait mon ami Franck Maria. On s’est suivi du pôle espoir jusqu’à Perpignan. Il a toujours eu des facilités physiques et techniques. Je suis heureux de son retour dans le haut niveau !
As-tu des regrets quand tu regardes dans le rétro ?
Non, je n’ai aucun regret. Toutes les aventures que j’ai eues sont des souvenirs gravés à vie. J’ai voyagé grâce au rugby. J’ai vécu des choses formidables. Quand j’ai arrêté le rugby pour mes études, je ne pensais pas que j’allais pouvoir reprendre. Ces dernières années à Lézignan n’ont été que du bonus. Malgré la blessure, je ne garde que le positif.
Quelles sont tes envies après le rugby ?
Je vais pouvoir me concentrer pleinement sur mon travail. J’aime beaucoup voyager donc ça va me libérer du temps libre pour cela. Je continuerai à venir voir les copains jouer au Moulin et pourquoi pas rendre la pareille à mon ancienne école de rugby et intervenir auprès des jeunes.


