Maximilien Roupain : « Je n’ai pas vraiment de regrets »
Maximilien Roupain, ancien joueur de Carpentras, revient sur les raisons de son départ à XV et sur les faits marquants de sa carrière à XIII.
Maximilien, peux-tu te présenter ?
Maximilien Roupain, j’ai 29 ans et j’ai découvert le XIII grâce à mon meilleur ami Cédric Malleterre à Avignon à l’âge de 11 ans. J’ai ensuite joué jusqu’à mes 19 ans où j’ai fait mes premiers pas en tant que stagiaire en Élite 1. J’ai ensuite fait un break de 3 ans pour réaliser mes études, et après ça j’ai repris le rugby à Entraigues pendant 2 saisons, puis 2 à Avignon et pour finir mes 2 dernières à Carpentras.
Pourquoi arrêtes-tu ta carrière maintenant alors que tu as encore quelques années devant toi ?
Je n’arrête pas totalement le rugby car je pars à XV. J’ai envie de tester autre chose et de découvrir un nouveau milieu, une nouvelle aventure humaine, une structuration différente et j’ai l’occasion de le faire avec deux amis de longue date donc c’est l’opportunité. En plus de ça, le temps et les exigences que m’imposent le XIII actuellement ne correspondent plus avec mes projets de vie perso et pro. Les ambitions et les valeurs du club de XV dans lequel j’ai signé me correspondent et tous les moyens sont mis en place pour que ça se réalise, bien que ce soit la 8ème division. J’espère réussir à vite m’adapter.
Quels sont les éducateurs, entraîneurs, joueurs qui auront marqué ta carrière à XIII ?
Pour ce qui a marqué ma petite carrière dans le XIII, il y a deux joueurs qui sont mes amis d’enfance, Louis Jouffret qui, à mes yeux devrait déjà jouer au plus haut niveau européen, et Mickael Goudemand. Ce sont deux personnes très humbles avec un talent énorme et qui ont su, en plus, allier leur réussite sportive et scolaire. Au niveau du staff, l’entraîneur qui m’a le plus marqué est Florian Bissière. Il m’a entraîné dans les catégories jeune mais c’est lui qui m’a donné l’amour du sport, de la combativité et de l’envie de gagner. Il avait une aura très positive et à la fois très motivante, toujours les bons mots.
As-tu des regrets quand tu regardes dans le rétro et quel est ton meilleur souvenir ?
Je n’ai pas vraiment de regrets, je fais partie de ceux qui croient au destin et qui se dit que tout arrive pour une bonne raison. Peut-être un peu des regrets sur mon manque d’assiduité dans l’hygiène de vie qui m’a sûrement fait défaut dans ma progression, mais le mal est fait (rires). Mon plus beau souvenir, j’aurais aimé te dire un titre mais je n’ai gagné qu’une Coupe de France en cadets, mais c’est toujours un titre. Sinon récemment, je dirais avec Carpentras l’année dernière, quand on est allé gagner à seulement 13 joueurs à Lescure. On a pris le match sans pression, de manière relâchée, même l’échauffement était sous forme de rigolade et on a finalement fait l’exploit de gagner là-bas sans remplaçant.
Quels sont tes envies après le rugby ?
Pour les envies d’après rugby, je pense que ça sera de profiter de mes weekends, et pourquoi pas d’être au bord des stades si mon fils suit le chemin des terrains (rires).


