Louis Grossemy : « Ce serait un rêve de représenter la France sur la grande scène »
Louis Grossemy, deuxième ligne de l’Équipe de France, revient sur ses débuts et son parcours dans le rugby à XIII. Il évoque aussi son rêve de Coupe du monde et ses objectifs.
Comment as-tu fait tes premiers pas dans le rugby à XIII ?
J’ai commencé le rugby à XIII à l’âge de quatre ans, après avoir regardé ma famille et mes amis jouer. C’est un sport dans lequel je pouvais m’amuser et garder un lien avec mes amis en grandissant.
Jusqu’ici quel a été ton parcours rugbystique ?
Ma carrière de rugby a lentement progressé. J’ai joué pour les Rabbitohs dans les catégories de jeunes, puis je suis passé aux Sydney Roosters en U16. J’ai finalement retrouvé mon chemin vers les Rabbitohs en U19 et U21. Maintenant, j’évolue en NSW Cup chez les Bulldogs, où j’aime vraiment jouer. J’ai toujours été troisième ou deuxième ligne.
En 2023 et 2024, j’ai eu la chance de jouer un match de pré-saison avec l’équipe NRL des Rabbitohs, ce qui m’a donné beaucoup de confiance avant le début de la saison. Cela établit la norme de là où je veux être et continuer à m’efforcer pour plus à l’avenir.
L’été dernier, tu es passé des South Sydney Rabbitohs aux Canterbury Bulldogs pour évoluer en NSW Cup. Pourquoi ce changement et comment cela s’est fait ?
Changer de South Sydney aux Canterbury Bulldogs a été difficile pour moi mentalement, car j’étais à South Sydney depuis le début. Mais j’ai dû réaliser que pour grandir, j’avais besoin de changement. Et passer aux Bulldogs m’a appris que le petit 1 % qu’il manque, sur et hors du terrain, signifie tellement. Il y a une grande attention sur le développement chez les Bulldogs donc j’aime vraiment aller à l’entraînement et m’améliorer à chaque séance.
Que te manque-t-il pour passer un nouveau cap afin de pouvoir évoluer en NRL ?
Pour devenir un joueur de NRL, il faudrait que je sois meilleur sur les bases, ainsi que mon travail pour l’équipe avec beaucoup d’efforts en défense. Et je dois aussi être plus dangereux en attaque, ballon en main.
As-tu des discussions avec le staff de NRL ?
Les Bulldogs sont un club très soudé, donc je parle beaucoup avec le staff de la NRL. Je suis donc très privilégié d’avoir des personnes aussi compétentes si proches de moi.
Pour eux, quels sont les points à améliorer dans ton jeu ?
Venant de notre staff, je dois travailler pour être un bon coureur de ligne. Par exemple comme Angus Crichton ou Jacob Preston, qui brisent de nombreuses fois la ligne. Mais je pense que ma véritable force est la communication dans le jeu.
D’où te viennent tes gènes français et as-tu de la famille en France ?
Mes gènes français viennent de mon père, qui est né et a grandi autour de Paris et qui y vit maintenant. Mon frère aîné vit à Rodez.
En 2019, tu as porté le maillot bleu pour la première fois lors du championnat d’Europe U19 où tu es élu meilleur deuxième ligne. Comment se sont fait les contacts avec le staff de la sélection ?
Dans le championnat d’Europe U19, ce fut une excellente expérience pour moi d’apprendre ce que cela signifiait de jouer pour la France et combien cela signifiait pour mes coéquipiers, ce qui a rendu l’expérience si surréaliste. J’ai été contacté par Eric Anselme qui était le sélectionneur.
En ne connaissant aucun joueur et avec la barrière de la langue, comment s’est passée ton intégration pendant le championnat d’Europe ?
Je me suis dit qu’il serait difficile de communiquer avec mes coéquipiers, surtout étant d’un autre pays et parlant une autre langue, mais j’ai fait de mon mieux pour apprendre le français afin de pouvoir le faire et établir des relations sur le terrain et en dehors. Ce sont tous mes amis proches encore à ce jour.
Tu as donc maintenant porté le maillot de l’équipe de France sénior face à la Jamaïque. On imagine que ton objectif est la Coupe du monde l’année prochaine ?
Évidemment, j’ai hâte. J’espère être sélectionné pour la Coupe du monde. Ce serait un rêve de représenter la France sur la grande scène contre des équipes comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui ont des joueurs d’élite que j’admire.
Actuellement, tu es donc dans une réserve d’un club de NRL. Est-ce qu’on peut t’imaginer arriver en Europe, si jamais tu vois rapidement qu’on ne te fait pas jouer à l’échelon supérieur ? Et pourquoi pas dans un club français…
Je reviendrai en France, c’est juste une question de temps. Mais pour l’instant, mes yeux sont fixés sur faire mes débuts en NRL.
Que peut-on te souhaiter pour la saison qui arrive ?
Mes objectifs sont de faire mes débuts en NRL et de me développer en tant que joueur et personne jour après jour.


