Les fables du Round 1 de la NRL 2026
Tout ce qu’il faut savoir sur le round 1 de la NRL 2026 en un seul article, c’est ici. Résumé des 8 matchs de cette 1ère journée.
Knights 28-18 Cowboys
Aurait-on pu rêver mieux que Las Vegas pour vivre un duel anachronique digne d’un vieux western entre Chevaliers et Cowboys ? Les Knights ont dégainé les premiers grâce à Fletcher Sharpe et Greg Marzhew pour mener 12-0. Les Cowboys sont vite remontés en selle et ont égalisé avant la mi-temps par Murray Taulagi et Heilum Luki, 12-12. Mais ce sont finalement les Knights qui avaient les épées les plus aiguisées.
Kalyn Ponga, en bon chef de guerre, a mené ses troupes pour faire rapidement le break en début de deuxième mi-temps, en ouvrant le chemin de la ligne d’essai à ses fidèles vassaux Bradman Best et Dominic Young, 20-12. Malgré une deuxième gâchette tirée par Taulagi, ce sont bien les Knights qui ont remporté ce premier combat de la saison 28-18.
Bulldogs 15-14 Dragons
Quoi de mieux pour finir la nuit américaine qu’un bon vieux thriller entre Bulldogs et Dragons ? Les deux équipes se sont livrées une bataille acharnée pendant 80 minutes, impossible à départager, jusqu’à un Golden Point aussi tendu qu’une corde de guitare dans un bar de Las Vegas. Preston a d’abord planté les crocs pour ouvrir le score pour Canterbury, mais les Dragons ont rapidement répondu grâce à la puissance d’Emre Guler, 6-6.
Au retour des vestiaires, Jacob Kiraz redonne l’avantage aux Bulldogs, mais le dragon ne rend jamais les armes : Setu Tu réduit l’écart pour son premier match en NRL, 14-12. Trop indisciplinés en fin de rencontre, les Bulldogs offrent une dernière opportunité aux Dragons et Kyle Flanagan ne tremble pas pour remettre les compteurs à zéro, 14-14. Direction le Golden Point où Stephen Crichton sort de sa botte secrète un drop libérateur. Les Dragons auront bien craché leurs flammes pendant 80 minutes mais au final, les Bulldogs avaient les crocs les plus acérés.

Storm 52-4 Eels
Quand une tempête arrive à Melbourne, mieux vaut se mettre à l’abri. Les Eels ne l’ont malheureusement pas fait. Bien au contraire, ils se sont pris la foudre de plein fouet. Le Storm a ouvert la saison avec une véritable démonstration offensive. Pourtant privés de Katoa, Blore et Coates blessés, Loiero encore suspendu et Papenhuyzen désormais à la retraite, ils vont mener 18-4 à la mi-temps. Les anguilles ont bien tenté de remettre un peu d’électricité en début de seconde période, mais le ciel s’est rapidement assombri. Harry Grant, Jahrome Hughes et Cameron Munster ont fait parler la foudre et, six essais plus tard, les Eels étaient complètement électrocutés 52-4. Première journée, premier message : l’orage gronde déjà.
Warriors 42-18 Roosters
Le coq de Sydney aime généralement chanter tôt le matin, mais à Auckland, il s’est vite fait couper le sifflet. Portés par un public en feu, les Warriors ont inscrit sept essais et transformé le terrain en véritable champ de bataille. Tanah Boyd ouvre le score pour les Warriors mais James Tedesco répond rapidement, 6-6. S’ensuit une véritable déferlante : les Warriors vont complètement déplumer les Roosters qui n’avaient rien de majestueux ce soir-là.
Quatre essais seront marqués par les Warriors entre la 23′ et la 46′ avant que les Roosters ne viennent picorer quelques miettes laissées très généreusement, par les guerriers maoris. Billy Smith (50′) et Angus Crichton (55′) redonnent espoir aux Tricolores, 28-18. Mais face à des guerriers affamés, le coq a finalement fini en ragoût après les deux derniers essais de Harris-Tavita (75′) et Nicoll-Klokstad (78′). Score final 42-18, et clairement, à Auckland, le coq n’a pas eu son mot à dire.
Broncos 0-26 Panthers
Si Brisbane espérait dompter Penrith, la mission a tourné court. Les Panthers ont parfaitement contrôlé la rencontre pour s’imposer 26-0, muselant totalement l’attaque des Broncos. Défense étouffante, efficacité clinique : la panthère n’a peut-être pas rugi très fort, mais elle a griffé exactement là où il fallait. La première mi-temps a été une véritable démonstration côté Panthers. Casey McLean ouvre rapidement le score après une mauvaise réception de Reece Walsh sur une superbe chandelle de Nathan Cleary, 0-6.
Quinze minutes plus tard, Dylan Edwards attaque la ligne tel un félin, évite le plaquage de Jack Gosiewski et Cory Paix et vient planter ses griffes derrière la ligne d’essai, 0-12. Les Broncos, champions en titre, n’arrivent pas à retrouver de leur superbe et la troupe de chevaux déchaînés de la fin de saison dernière ressemble cette fois bien plus à un troupeau de poneys inoffensifs. Thomas Jenkins alourdit le score en fin de mi-temps, 18-0. La seconde mi-temps sera moins spectaculaire. Les Panthers gèrent tranquillement face à une équipe des Broncos bien trop maladroite. Ils vont même ajouter un nouvel essai par Jenkins en toute fin de match, 0-26 score final.
Sharks 50-10 Titans
Les Titans de la Gold Coast voulaient sans doute régner sur l’océan… mais face aux prédateurs de Cronulla, ils ont surtout servi d’amuse-gueules. Dans leur baie, les Sharks ont très vite senti l’odeur du sang et lancé la chasse. Will Kennedy ouvre le festin dès la 2ème minute, profitant d’un ballon cafouillé pour plonger dans l’en-but, 6-0. À peine le Titan se relève que Briton Nikora vient déjà mordre, 12-0. La proie chancelle et les requins tournent autour : Jesse Ramien transperce la défense à la 20ème, avant que Braydon Trindall ne vienne lui-même ajouter un coup de dent à la 22ème. Puis un second à la 30ème, 28-0. Juste avant la pause, Nicho Hynes se joint au festin et file à l’essai, laissant les Titans complètement sonnés, 34-0.
Au retour des vestiaires, Cronulla continue la curée : Jesse Ramien revient finir le travail avec un doublé, 40-0. Les Titans sauvent un peu l’honneur lorsque Sam Verrills plonge enfin dans l’en-but, puis que le rookie Sialetili Faeamani inscrit un second essai, 40-10. Mais l’océan appartient toujours aux requins : Sione Katoa s’élève pour intercepter un coup de pied et filer à l’essai, avant que Nicho Hynes ne scelle définitivement le festin, 50-10. Les Titans ont tenté de se battre… mais dans ces eaux-là, même les géants finissent dévorés.
Sea Eagles 28-29 Raiders
Les aigles de Manly avaient pourtant pris leur envol sous la pluie de Brookvale. Devant leur public, Tom Trbojevic ouvre le bal très tôt et montre que le nid est bien gardé. Dans la foulée, Haumole Olakau’atu vient lui aussi planter ses serres dans la défense et les Sea Eagles s’envolent rapidement. 14-0 après 16 minutes. Mais pendant que les aigles planent, les Raiders aiguisent leurs haches. Canberra commence alors sa razzia : Noah Martin lance le raid pour réduire le score à 14-6. Puis la Green Machine déferle au retour des vestiaires. Noah Martin frappe une deuxième fois, avant que Xavier Savage n’en fasse de même. Les Raiders renversent complètement la bataille pour mener 28-14.
On croit alors le nid pillé. Mais un aigle ne tombe jamais sans combattre. Tolu Koula réduit l’écart à la 74ème, 28-20. Puis une attaque de 90 mètres est conclue par Jamal Fogarty à la 78’, 28-26. Juste avant la sirène, les vieux démons refont surface pour les Raiders, une pénalité concédée sur la dernière tentative de drop offre l’égalisation aux Sea Eagles sur la sirène. Fogarty garde son sang-froid et égalise au pied pour envoyer tout le monde en golden point, 28-28. Mais dans la prolongation, un Raider n’a besoin que d’un seul coup de hache : Ethan Sanders claque un « field goal » dès la première possession et fait tomber les aigles du ciel.
Dolphins 30-40 Rabbitohs
À Brisbane, les Rabbitohs n’ont pas mis longtemps à sortir du terrier. À peine le coup d’envoi donné que Campbell Graham détale déjà dans l’en-but. Les Dolphins répondent aussitôt : Jake Averillo surgit et replonge les siens dans le match, 4-4. Mais South Sydney a décidé de se relancer dans la course. Latrell Mitchell perce la défense à la 14ème, puissant comme un bulldozer. Les Dolphins restent dans la vague quand Kulikefu Finefeuiaki franchit la ligne, 10-12. Mais juste avant la pause, les Dolphins vont nager à contre-courant. Campbell Graham bondit pour un doublé et Jye Gray surgit trois minutes plus tard. Alex Johnston vient conclure la ruée, 10-28 à la pause. En quelques minutes, South Sydney a transformé le terrain en véritable garenne pendant que les Dolphins sont en manque d’oxygène.
Au retour des vestiaires, les Dolphins tentent de refaire surface. Herbie Farnworth fend l’eau, puis Hamiso Tabuai-Fidow surgit comme un cétacé hors de l’eau pour rapprocher les siens, 22-28. Les Dolphins sentent alors qu’ils peuvent surfer sur la bonne vague. Mais les Rabbitohs en ont dans les pattes : Lachlan Hubner remet les siens dans le sens de la course avant que Latrell Mitchell n’assène le coup presque fatal, 22-40 à 15 minutes de la fin. Jamayne Isaako s’offre bien un dernier plongeon mais le mal est fait. À la fin, les Dolphins ont essayé de remonter le courant, mais les lapins avaient déjà filé trop loin dans la prairie.


