Les Australiens champions du monde après leur victoire face aux Samoa
Le champion en titre et favori australien affrontait les Samoa, vainqueurs surprises des Tonga puis de l’Angleterre, pour la grande finale de la Coupe du monde.
Le réalisme australien
Après un Siva Tau (haka samoan) de feu, les Samoa entament le match pied au plancher. Ils font parler leur vitesse et leur puissance face à un pack australien plus léger. À la surprise générale, les Samoa dominent le début de match. Mais la défense s’arc-boute et tient le coup. Les Samoa ne marquent pas et le retour de bâton approche. Suite à une petite erreur, un coup de pied trop long de Jarome Luai, Jack Wighton joue vite le renvoi aux 20 mètres. Il trouve Valentine Holmes lancé comme jamais et la chaîne d’attaque démarre sur un tenu 0 sur les 30 mètres adverses. Il faudra plusieurs actions et un renvoi sous les poteaux avant de voir Latrell Mitchell trouver la solution en force face à Joseph Suaalii. Nathan Cleary ne transforme pas, 4-0 à la 13ème minute.
L’Australie ne va pas lâcher sa proie blessée. 4 minutes après l’ouverture du score, Josh Addo-Carr trouve la faille dans l’axe du tenu. Il trouve James Tedesco en soutien qui marque entre les poteaux, 10-0. Il faudra cette fois 10 minutes aux Kangaroos pour trouver la faille. Ils insistent sur le petit côté et Liam Martin finit par réussir à aplatir. Nathan Cleary décidemment peu en forme au pied ne transforme pas, 14-0.
Les Samoa ont tout de même quelques éclairs mais la défense australienne, concentrée et solidaire, ne cède pas. 14-0, c’est le score à la pause.
La machine australienne finit le travail
Début de deuxième période un peu brouillon. Quelques fautes des deux côtés sans que l’adversaire n’en profite. Tellement brouillon qu’Angus Crichton se met à la faute avec un coup de coude sur Chanel Harris-Tavita. En supériorité numérique, c’est l’occasion de revenir pour les Samoa. La libération de Joseph Suaalii est malheureusement devant. C’est raté pour les Samoa et les Australiens eux ne se loupent pas. Cameron Murray est bien servi par Cleary dans l’intervalle. Nathan Cleary a réglé la mire, 20-0.
Fraîchement revenu de ses 10 minutes de repos, Angus Crichton est à deux doigts de scorer mais il ne contrôle pas le ballon. Les Samoa ne lâchent rien et continuent d’attaquer. Ils profitent d’une tentative d’interception en pampa de Latrell Mitchell pour marquer par Brian To’o. Transformé par Stephen Crichton, 20-6 à 18 minutes de la fin. Seuls les très optimistes y croient encore.
C’est l’heure de sortir les combinaisons pour l’Australie : Hunt derrière le tenu croise avec Cleary qui trouve Munster de l’autre côté qui remet inter à James Tedesco. Notez la pour votre match du dimanche. 26-6 à la 70ème minute. Dans la foulée, un coup fourré de Stephen Crichton permet aux Samoa de marquer leur deuxième essai, 26-10.
L’Australie est une nouvelle fois championne du monde, Latrell Mitchell avait ouvert le bal, il le clôture. Score final 30-10.
🏆 Australia are crowned WORLD CHAMPIONS for a 12th time!#RLWC2021 | @Kangaroos | #AUSSAM pic.twitter.com/xqaBX6oCOS
— Rugby League World Cup 2021 (@RLWC2021) November 19, 2022



Beau match. L’Australie est bien la plus forte. Les Samoans ont réalisé une bonne performance. Cependant il y a une faute d’arbitrage sur une interception ratée d’Ado Car qui me semblait plutôt un geste anti jeu qui ne fut sanctionnée que par une mêlée pour en-avant alors que cela méritait un carton jaune ou au moins une pénalité. Comme quoi les meilleurs arbitres peuvent parfois commettre des erreurs. Cela n’aurait pas changé l’issue du match mais il faut tout de même le signaler.
Ce genre de décision vaut pour le rugby à 15 mais pas à 13, il n y a pas de sanction spécifique pour une volonté de tuer une action.
En tout cas pas en nrl, peut être les règles sont différentes sur cette compétition
Ce geste n’est pas pénalisable à XIII. Par contre, le joueur australien ayant obtenu le jaune aurait mérité le rouge à mon avis car le coup porté a été extrêmement violent.
Autant pour moi, en vieillissant on déraille parfois. D’accord pour le coup porté. Il faut plus de sévérité car la violence s’installe.