Le feuilleton Zac Lomax : projet nébuleux, retour avorté et départ à XV
Engagé dans une procédure judiciaire avec les Parramatta Eels depuis le début de l’année, Zac Lomax a finalement trouvé une porte de sortie en s’engageant à XV avec le Western Force, club australien de Super Rugby.
Le dossier Zac Lomax aura tenu en haleine le rugby australien pendant de longs mois. Entre projet de ligue rebelle, transfert bloqué en NRL et bataille juridique, l’ancien arrière des Parramatta Eels a finalement choisi une voie inattendue pour relancer sa carrière : le rugby à XV. L’international de rugby à XIII s’est engagé avec le Western Force pour les deux prochaines saisons, tournant ainsi la page d’un feuilleton aussi mouvementé qu’imprévisible.
Un départ des Eels pour un projet ambitieux mais incertain
Tout commence lorsque Lomax décide de quitter Parramatta pour rejoindre le projet R360, une nouvelle compétition privée censée révolutionner le paysage du rugby mondial. Attiré par la promesse de contrats lucratifs et d’un calendrier international ambitieux, le joueur obtient une libération anticipée de la part des Eels. Entre temps, le boss de la NRL annonce que tout joueur qui signe pour Rugby360 serait blacklisté pour 10 ans.
Très vite, le projet se fragilise. Les discussions autour du lancement de la ligue s’enlisent et la date de création est repoussée. Pour Lomax, le timing devient problématique : sans compétition immédiate, il se retrouve dans une situation délicate, sans club pour la saison à venir.
La piste du Storm bloquée par Parramatta
Face à l’incertitude autour de R360, Lomax cherche alors une solution pour revenir en NRL. Une opportunité sérieuse se présente avec le Melbourne Storm, intéressé par le profil du puissant centre-ailier. Les discussions avancent et un transfert semble possible. Mais Parramatta intervient rapidement pour bloquer l’opération.
Lors de la libération de Lomax, le club avait intégré une clause restrictive : le joueur ne pouvait pas rejoindre une autre franchise de NRL avant la fin de son contrat initial. Autrement dit, même s’il n’était plus sous les couleurs des Eels, son retour dans la ligue restait soumis à leur accord. Malgré les négociations et les tentatives de compromis, Parramatta refuse de céder. L’affaire prend même une tournure juridique, Lomax contestant la situation. Au final, la décision tombe : le joueur ne pourra pas signer avec un autre club de NRL dans l’immédiat, sans l’accord des Eels.
Le choix radical : changer de code
Bloqué dans son retour au rugby à XIII australien, Lomax décide alors d’explorer une autre alternative proche du projet initial : le rugby à XV.
Il officialise son engagement avec le Western Force en Super Rugby pour un contrat de deux ans. L’accord est également lié à Rugby Australia, qui voit en lui un potentiel renfort pour le rugby national. Pour Lomax, ce choix représente un nouveau défi sportif mais aussi une opportunité unique. Le rugby australien prépare activement la Coupe du monde 2027 organisée sur son sol, et les dirigeants n’ont jamais caché leur intérêt pour attirer des athlètes venus du XIII.
Puissant, rapide et doté d’un jeu au pied solide, Lomax possède des qualités qui pourraient faciliter sa transition vers le XV. Sa polyvalence lui permettrait d’évoluer à l’aile, à l’arrière ou même au centre. Bien sûr, l’adaptation ne sera pas immédiate. Les systèmes de jeu, les phases de conquête et la lecture tactique diffèrent largement entre les deux codes. Mais plusieurs joueurs avant lui ont réussi cette transition, parfois avec succès.
Au Western Force, l’objectif sera d’abord de l’intégrer progressivement au niveau du Super Rugby. Si l’expérience s’avère concluante, la porte d’une sélection internationale pourrait s’ouvrir.


