Elisa Akpa : « Je suis de retour en France pour piller la Cup aux Anglaises »
Elisa Akpa, deuxième ligne des Déesses Catalanes, revient sur la finale perdue contre Lescure et évoque ses ambitions pour la fin de saison.
Quelques jours après la finale perdue contre Lescure, comment expliques-tu cette défaite et qu’as-tu pensé de ta performance individuelle ?
Une finale perdue laisse toujours un goût amer. Mais c’est toujours enrichissant de jouer des matchs d’une telle intensité face à une équipe de Lescure qui nous avait bien analysées après notre dernière victoire. C’est difficile, surtout quand on connaît l’engagement et l’investissement de tout un groupe, d’autant que nous avions cinq blessées importantes de notre côté.
On se l’est dit : notre entame de match n’a pas été la bonne. À ce niveau, face aux Lescuriennes, tout se joue sur des détails et cela nous a coûté cher. Mais la faute ne repose sur personne : c’est ensemble qu’on gagne et qu’on perd. Individuellement, je reste lucide. Je voulais apporter davantage. J’ai essayé de mettre mon expérience au service du collectif. C’est encore un peu prématuré, mais c’est un match dont on ressortira avec du positif et qui nous servira pour la suite.
Tu es rentrée en France il y a quelques mois après ton aventure australienne, comment cela s’est passé là-bas autant au niveau rugby que personnel ?
Le passage en Australie, je le souhaite à tout amoureux du rugby à XIII. Avoir pu jouer là-bas a été un défi immense et une expérience incroyable : tout est en grand pour le sport ! C’est une exigence et une intensité qui sont le moteur du haut niveau mondial. Personnellement, ces deux années loin de mes bases m’ont permis de sortir radicalement de ma zone de confort. Revenir en France aujourd’hui, c’est mettre toute cette expérience au service de mes nouveaux objectifs, tout en retrouvant un équilibre de vie qui me correspond.
Quelles sont les différences entre le championnat australien, anglais et français, toi qui as joué les trois ?
Oui, j’ai goûté aux trois, et les philosophies se distinguent, mais tous restent de grands passionnés. Je pourrais étayer avec plaisir longtemps sur ce sujet. L’Angleterre opère un virage en Super League que j’espère voir bientôt dans le championnat français féminin. C’est en donnant de l’importance au rugby féminin que nous pourrons nous comparer fièrement aux Australiennes. En France, nous avons des talents et de la passion. Notre défi reste la visibilité, la régularité et la structuration pour rivaliser sur la durée avec le professionnalisme anglo-saxon.
Un nouveau staff en équipe de France, une Coupe du monde qui approche, comment appréhendes-tu cela, toi qui es une « ancienne » ?
Nouveau staff, nouvelle étape, nouvelles exigences ! Oui, j’aime bien mon statut d’ancienne ! C’est un rôle que j’embrasse avec plaisir : apporter de la sérénité au groupe tout en me concentrant sur ma performance. La Coupe du monde en Australie, c’est le Graal d’une carrière, et je m’y prépare avec beaucoup d’humilité et une ambition immense.
Quelles sont tes ambitions pour la fin de saison ?
Rebondir avec mon club pour la fin du championnat et me projeter sur les prochaines échéances internationales. Sur le court terme, vraiment, le principal objectif, c’est bien sûr la Challenge Cup en Angleterre, les 12 et 19 avril prochains ! C’est une compétition qui me tient à cœur et je mets tout en œuvre pour y arriver prête.


