Elisa Akpa : « C’est le plus beau cadeau de beaucoup de travail »
Elisa Akpa, joueuse des Déesses Catalanes et de York, revient sur son récent titre de Super League et évoque le stage avec la France pour préparer le match contre les Galloises.
Qu’est-ce que ça fait de gagner la Super League avec York en étant la première française ?
C’est démentiel, c’est le plus beau cadeau de beaucoup de travail. Je ne réalise pas encore je crois. Les personnes qui m’expriment leurs félicitations sur les réseaux et dans mon entourage (déjà merci infiniment), ça m’aide à prendre conscience de ce qu’on a accompli avec l’équipe.
Que penses-tu du niveau de la finale contre Leeds ?
De haute intensité. les petites erreurs pouvaient coûter cher. À quelle équipe serait la plus disciplinée et commettrait le moins d’erreurs. Il faut savoir qu’on préparait cette finale depuis un moment maintenant, autant physiquement que mentalement. La préparation a été élémentaire pour affronter ce qu’on peut appeler des démons de « perdre des finales », ce que j’avais déjà pu vivre avec les Déesses Catalanes…
Loin d’être une fatalité autant en France qu’en Angleterre, on a dompté les démons cette année. Après, notre avantage sur cette finale York-Leeds était que nous étions à la maison, au LNER Stadium, avec une affluence de supporters incroyables.
Tu fais partie du groupe de l’équipe de France qui prépare le match contre les Galloises, comment prépares-tu ce match international ?
Je ne vous mens pas. J’ai festoyé modérément bien sûr après la finale avec mes coéquipières Valkyries et j’ai pris un temps (très court) pour revenir voir ma famille et des amis également afin de me ressourcer. C’était important mais je reste focus sur la préparation de ce match quoiqu’il en soit. C’est un match découverte pour nous, première fois qu’on rencontre cette nation, cela représente une nouvelle étape dans la continuité de la préparation du groupe France.
Que puis-je te souhaiter cette saison après ce titre avec York ?
De continuer à poursuivre mes rêves puisque que dans toutes vos interviews je vous l’écris… Mais aussi de me reposer un peu avant d’entamer la suite.
Quelles différences vois-tu entre le championnat français et le championnat anglais ?
Deux nations, deux cultures, deux approches différentes… On pourrait, je pense, en parler un moment. À l’inverse des différences, j’ai porté mon regard (point de vue depuis le club où j’ai évolué à York) sur ce qui nous rapproche, des similitudes.
- Des joueuses (peut être semi-professionnelles): étudiantes, mères de famille qui travaillent à côté de leur sport (anticiper les week ends de match, poser des congés etc…) et qui font des kilomètres pour venir s’entraîner.
- Peu d’équipes : 6 et dont les 3 mêmes en tête du championnat sur les 3 dernières années.
- Des passionnés bénévoles qui veulent donner de leur temps pour faire évoluer notre sport.



Félicitations Elisa ! Continue à croire en toi et tes possibilités. Et n’oublie pas d’écouter les conseils des coachs et de tes aînées car cela est le fruit de leur expérience et tu grandiras avec