Christopher Hellec : « J’aurai eu la chance de pouvoir faire une saison pour ce grand club »
Christopher Hellec, nouvelle recrue de Villefranche, fait un bilan de sa saison avec Limoux et évoque ses ambitions dans son nouveau club.
Quel bilan fais-tu de ton passage à Limoux individuellement et collectivement ?
Individuellement ça a été une super expérience. Inattendu parce que je n’avais pas prévu de reprendre la saison avant janvier. Au final Maxime Greseque m’a accueilli en descendant de l’avion à mon retour de Londres et, en deux conversations, j’étais Limouxin et je l’en remercie.
J’aurai eu la chance de pouvoir faire une saison pour ce grand club, qui a un groupe extraordinaire, des dirigeants et bénévoles incroyables que je remercie aussi pour tout ! Sportivement, j’ai enfin pu atteindre mon objectif d’être meilleur réalisateur sur une saison et j’ai eu la chance de pas mal enchaîner les matchs.
Collectivement, forcément beaucoup de regrets. Je pense qu’on avait un groupe pour faire mieux, mais on n’a pas su gagner à Carcassonne en Coupe de France, malgré un super match de notre part. Et on loupe la demie à domicile sur notre fin de saison, ce qui nous fait nous déplacer à Pia, le futur champion qui était l’équipe de cette fin d’année.
Après une année à Limoux, pourquoi ce départ de l’Aude pour l’Aveyron et comment le contact s’est fait ?
Comme je l’ai précisé plus tôt, ma signature à Limoux était inattendue et simplement une belle opportunité pour moi. Vivant à Albi, les allers-retours devenaient compliqués pour moi et pour le club, et je savais en signant que ce serait sûrement pour une seule saison. J’ai eu la chance d’évoluer dans cette équipe et je n’en garderai que des bons souvenirs !
Le contact à Villefranche s’est fait par Johno Ford. On a échangé, il m’a expliqué sa façon de voir les choses, ce qu’il attendait de moi si je rejoignais le club et j’ai énormément apprécié nos échanges, du coup ma signature m’a semblé toute naturelle.
Que penses-tu du niveau du Super XIII ?
Je pense qu’on a un super championnat, en grande partie sous-coté, du fait du manque de visibilité et de son manque d’attractivité. Malgré ça, les clubs se structurent, recrutent des joueurs toujours meilleurs et les matchs sont de plus en plus impressionnants, je pense, pour les supporters des différentes équipes.
Quelles sont les différences et les similitudes dans les clubs de Super XIII où tu as joué ?
J’ai joué dans deux catégories de club en France : Limoux et Albi, où on jouait pour le Top 3 et un titre, et puis Saint-Gaudens.
Je dirais que les principales différences sont en termes de moyens, un club qui joue le titre recrute plus facilement et a plus d’attractivité. Pour ce qui est de mon aventure anglaise, simplement le professionnalisme. Quand tu as ce statut en tant que club et donc pour les joueurs, tu as forcément beaucoup plus de temps pour tout. Plus de temps à la muscu, aux entraînements, tu prépares les matchs à la vidéo de façon un peu plus poussée avec des analyses individuelles de chaque adversaire. Tu as également un staff médical présent 24h/24, donc forcément ça aide à te concentrer que sur le rugby.
Quelles sont tes ambitions pour cette saison ?
Déjà se mêler à la bagarre du top 6 comme le club a pu le faire depuis sa remontée dans l’élite et réussir à se qualifier pour jouer des phases finales. Personnellement, prendre du plaisir, peut-être retrouver un poste que j’affectionne plus et sur lequel j’ai plus de repères, et puis pourquoi pas rester meilleur réalisateur.


