Andrew Johns : « Je ne connais même plus l’ADN des Knights »
Kalyn Ponga partira, partira pas ? Peu importe car le mal est plus profond chez les Newcastle Knights et c’est Andrew Johns qui en parle.
Les joueurs de l’Equipe de France U19 ne savent peut-être pas qui il est (balle perdue) mais Andrew Johns, légende des Newcastle Knights, fait un état des lieux cinglant sur la franchise qu’il a portée aux sommets. Pour lui, rien ne sert de construire à coups de signatures ronflantes et coûteuses mais il faut reconstruire chez les jeunes.
Newcastle ne peut pas continuer à signer des joueurs au prix fort. Nous avons construits notre réussite de l’intérieur, en faisant de la détection dans la région et en travaillant dur avec eux. Construisons en interne, faisons un constat sur les postes à renforcer et là on pourra aller chercher des joueurs comme Ben Kennedy*. Ça a été le fonctionnement du club depuis le début.
*Ben Kennedy, joueur majeur de l’équipe championne en 2001.
Le constat est simple et correspond à ce qui fonctionne en NRL. L’ossature des Panthers quadruple champions est composée de joueurs formés au club. Le Storm fait de même et en plus signe des joueurs bruts pour les former et les faire entre dans le « moule Bellamy ». Une ligne directrice qui n’existe plus à Newcastle.
Je ne connais même plus l’ADN des Knights. Comment on va jouer ? Quelle équipe nous sommes ? Quel club est on ? Comment recruter des joueurs qui matchent avec notre ADN ? Quel que soit le coach la saison prochaine, il faut s’asseoir autour de la table et définir notre ADN. Dire au coach des juniors – Je me fiche de gagner un championnat U17, U19 ou U21, on va t’évaluer sur la capacité à produire des joueurs de NRL. Si des joueurs de NRL sortent de notre système, ton job est sécurisé.
Une philosophie assez éloignée de celle des Knights ces dernières années. Les joueurs majeurs issus de la formation aujourd’hui au club se comptent sur les doigts de la main : Best, Crossland, Sharpe et Jacob Saifiti. On peut ajouter Dylan Lucas que le club a fait débuter en NRL mais cela fait peu. Du coup, les Ponga, Frizell, Gagai, Hastings, Gamble plombent le salary cap. Et les Knights viennent de signer Dylan Brown pour un montant astronomique. Si Kalyn Ponga reste, le comptable va faire des cheveux blancs.
Le cas Ponga est compliquée car il n’était pas envisageable de laisser passer un tel joueur. Toutefois, depuis sa signature, les Knights ont dû se passer d’arrières formés dans la région comme Nick Meaney ou Tex Hoy mais ils ont aussi recruté sur son poste avec Lachlan Miller ou David Armstrong. Et aujourd’hui Fletcher Sharpe est un arrière qui joue à la charnière. Il y a eu des tentatives de faire jouer Ponga en 6 mais qui n’ont pas été ou concluantes ou persistantes. Tout cela fait dire à Andrew Johns que perdre Ponga ne serait pas si terrible puisque les Knights sont incapables de construire autour de lui.
L’heure est sans doute à la reconstruction mais il va probablement falloir passer par une phase de destruction. Malheureusement, le récent recrutement de Dylan Brown ne semble pas aller dans ce sens. Les espoirs de titre sont bien loin du côté de Newcastle.
"I don't know what the DNA of the Knights is anymore… What sort of team are we?" 😞
Andrew Johns has delivered a passionate plea 👇 https://t.co/zetErA1hnM
— NRL on Nine (@NRLonNine) July 17, 2025



La pharse clé : « Construisons en interne, faisons un constat sur les postes à renforcer et là on pourra aller chercher des joueurs comme Ben Kennedy*. » est identique dans tous les clubs, catalans y compris.
Au fait il parait que les catalans ont signés un arrière Australien, a-t-on besoin d’un arrière ?
Je m’autocorrige ayant revu l’info, il s’agirait d’un seconde ligne pas d’un arrière, donc potentiellement une bonne nouvelle