Australauréane #2 : nouvelle année pour une nouvelle vie
Partie tenter sa chance en Australie chez les Easts Tigers dans le Queensland, Lauréane Biville s’entraîne maintenant depuis plusieurs semaines. Elle nous parle de la vie et du rugby en Australie.
Comment se sont passées les fêtes de fin d’année … estivales ?
C’était différent. Les fêtes de fin d’année ne se font pas de la même manière qu’en France et on ne mange pas les mêmes choses aussi donc pas de bûches pour moi cette année. C’était également très difficile de ne pas pouvoir être auprès de ma famille et de mes amis, du coup j’ai fêté Noël sur Skype. Mais Laurent et sa famille ont été très gentils et ont fait en sorte que je passe un Noël le plus agréable possible.
Je crois que tu travailles, comment se déroule une journée type pour toi ?
Oui je travaille dans un café qui vend des spécialités françaises. Les Australiens adorent ça. Ma journée type commence par un réveil à 4h du matin, je commence à travailler à 5h jusqu’à des heures variables, ça peut être 13h comme 16h. Ensuite je rentre, je dors en général au moins entre 1h et 1h30, puis vers 17h je pars pour l’entraînement jusqu’à 21h30. Et je recommence le lendemain.
Où en êtes-vous de l’entraînement ? Toujours sur de la préparation physique et de la technique individuelle, ou un peu de collectif ?
Oui l’intersaison est vraiment basée sur le physique et la technique individuelle qui sont vraiment les bases à maîtriser à la perfection. Le collectif se fera quand le groupe sera annoncé et que les matchs amicaux commenceront je suppose.
Kicking practise with some @AusJillaroos 🇦🇺 & @FFRXIII 🇫🇷 @EastsTigers players #Vanessa #Ness #Lauréane 🐯 @XIIIMondial @RodolphePires @LouisBonnery @fraserkendall @BradDonald @BivilleLaureane pic.twitter.com/02EHqsgf6v
— Laurent Garnier (@CoachGarnier) January 8, 2019
Rugbystiquement, qu’est-ce qui change de la France ? Sur quoi penses-tu déjà avoir progressé ?
Absolument tout, c’est incroyable. C’est comme si je découvrais le rugby à nouveau. Les exercices que nous « bâclons » en France, comme la technique individuelle, ici en Australie on y passe des mois entiers dessus et à chaque entraînement. En France je trouve que nous nous basons beaucoup trop sur le collectif et ne passons pas assez de temps sur les petits détails individuels. En Australie c’est complètement l’inverse. Tu dois être parfait dans ta technique individuelle pour pouvoir la mettre au service du collectif. Et les entraînements se font toujours à 200%, pas comme en France où on a tendance à trop se préserver. Tout est très difficile, notre mental est mis à l’épreuve tout le temps.
En ce qui me concerne j’ai beaucoup affiné ma technique de placage (qui est plus précise et plus dominante), mon mental aussi, je me pousse à toujours faire mieux même si mon corps me dit non. Puis des choses comme la confiance en soi qui est très importante.
Quelles sont les futures échéances ?
L’annonce du groupe se fera fin janvier début février et le championnat commencera vers mars il me semble. Pour ma part, dans un premier temps la signature d’un contrat serait un bon début, puis par la suite j’aimerais participer à des sélections régionales ce qui pourrait me permettre de me faire connaître pour éventuellement participer à des sélections NRL mais ça ce serait dans le meilleur des possibles. Je pense que dans un premier temps, mes échéances sont la signature d’un contrat et faire quelques sélections.
Et pour finir, je te laisse carte blanche, si tu as quelque chose à rajouter.
J’ai récemment été contactée par Yoan Lorenzo, préparateur mental pour sportifs qui va également m’accompagner tout au long de mon aventure afin de me préparer au mieux dans cette saison.
Et je voudrais enfin remercier toutes les personnes qui m’envoient des messages de soutien et d’encouragement, qui me font énormément plaisir et qui m’aident au quotidien.
Julien Castagnet


