Bilan NRL 2018 #8 : NZ Warriors, un petit tour et puis s’en va
Treize Mondial poursuit son bilan de la saison des clubs de NRL. Aujourd’hui, au tour des NZ Warriors.
Bilan comptable
15 victoires, 9 défaites, 472 points marqués, 447 encaissés. 8ème place au classement.
Cela faisait bien longtemps que les Warriors n’avaient plus goûté aux phases finales. Régulièrement éjectés de la course par les cadors, il n’en a rien été cette saison. Malgré une attaque pas des plus prolifiques, nous soulignerons les gros progrès effectués en défense, traditionnel point faible de cette franchise.
Auteurs d’un début de parcours absolument énorme avec 5 victoires en 5 rounds (notamment face aux Rabbitohs et aux Roosters), la machine s’est quelque peu refroidie mais les Néo-Zélandais ont toujours su rebondir, surtout après quelques belles fessées. C’est l’élément déterminant dans leur qualification : ils n’ont perdu 2 matchs d’affilée qu’à 2 reprises, ce qui leur a permis de ne jamais décrocher du Top 8. Rajoutez quelques prestations de haute volée, par exemple sur les deux confrontations face aux Dragons, l’apport indéniable de Blake Green et le tour était joué.
Le Top : le duo David Fusitu’a / Roger Tuivasa-Sheck
Non, nous ne mettrons pas que RTS (Roger Tuivasa-Sheck) à l’honneur cette fois. Bien que l’arrière international kiwi de 25 ans, au club depuis la saison 2016, ait scoré 3 essais (contre 10 l’an dernier) et délivré 8 passes décisives en 23 apparitions, et terminé troisième meilleur franchisseur de l’année (avec la Dally M Medal en prime), je choisis aussi le puissant Fusitu’a, centre d’origine, auteur de 23 essais en 23 matchs. Au club depuis 2014, il a éclaboussé de sa classe l’ensemble de la saison, épargné par les blessures alors qu’il n’a que 24 ans. Les Warriors possèdent là deux diamants encore un peu bruts qu’ils vont polir et garder bien au chaud.
Le Flop : Anthony Gelling
Le Néo-Zélandais, débarqué en provenance de Wigan en janvier dernier, n’aura jamais réussi à percer chez les Warriors. Seulement 7 matchs et 2 essais inscrits sur la saison, cela fait peu pour ce joueur qui était un des cadres chez les Cherry & White. Utilisé au centre et à l’aile par Stephen Kearney, il n’a pas disposé du temps de jeu espéré, se contentant de 3 matchs pleins mais surtout de bribes de matchs. Il a signé, de façon très surprenante, chez les Widnes Vikings qui descendent en Championship.
Le moment de l’année :
Note de la saison : 6,5/10
Ces Warriors méritent largement la moyenne puisqu’ils ont retrouvé les playoffs après de longues années de disette. Ils n’ont fait qu’un petit tour donc pas d’enflammade.
Qu’attendre pour 2019 ?
Issac Luke a resigné, RTS également, l’ossature de devant ne sera pas bouleversée. Ainsi nous pouvons nous attendre à revoir ces Warriors dans le Top 8 s’ils gardent la même discipline défensive. Shaun Johnson, au-delà de ses numéros toujours très agréables à regarder à la télé ou sur YouTube, devra poser davantage sa patte sur le jeu kiwi et se montrer beaucoup plus décisif, pour s’éviter les critiques acerbes de la cette fin de saison.
Jérémy Planques


