Les Bleues n’auront elles aussi rien pu faire en ouverture de leur Coupe du monde face à la PNG
Demi-finaliste de la dernière édition, la Papouasie-Nouvelle-Guinée accueillait les Tricolores chez elle pour les débuts des deux sélections dans cette Coupe du monde.
Six petites minutes. C’est le temps qu’il aura fallu aux coéquipières de la capitaine Elsie Albert pour prendre l’avantage au tableau d’affichage. En effet, Relna Wuruki-Hosea, d’une prise de balle rageuse, envoyait Mélissa Medina sur les fesses pour ouvrir le score de la rencontre. Emily Veivers, depuis le bord de touche, se chargeait d’ajouter les deux points de la transformation.
Shellie Long, juste après la pause boisson, allait doubler la mise pour les Orchids. Puis Fleur Ginn, sur la possession suivante, profitait du bon travail de ses avants pour prendre de vitesse la défense tricolore et aggraver un peu plus la marque.
Margot Canal à la réception d’un jeu au pied tombait le cuir, une offrande pour la Papouasie-Nouvelle-Guinée qui, grâce à Tia Molo sur la sortie de mêlée, inscrivait déjà le quatrième essai de la rencontre.
Battue individuellement sur l’essai précédent, Amaël Vilanove allait l’être à nouveau sur le suivant. Tia Molo, par un changement d’appuis, s’engouffrait dans un trou puis servait Naomi Kelly qui n’avait plus qu’à conclure l’action en coin. Emily Veivers se chargeait à nouveau de convertir depuis le bord de touche.
Totalement dépassées par le rythme imposé, les Bleues allaient encaisser un nouvel essai juste avant la pause, Ivania Wong, idéalement servie en bout de ligne, faisait parler sa pointe de vitesse pour porter le score à 34-0 en faveur des siennes.
Un sursaut d’orgueil après la pause
Dès le retour des vestiaires, les Bleues allaient montrer un tout autre visage. Récupérant le ballon sur le coup de renvoi, Stecy Bessiere prenait en défaut la défense et, d’une superbe passe après contact, trouvait Manon Samarra qui parvenait à réduire la marque.
Un rare temps fort français de courte durée puisque derrière, les Orchids allaient faire le siège de l’en-but des Bleues. Naomi Kelly s’offrait un doublé en bout de ligne, imitée quelques minutes plus tard par Fleur Ginn qui prenait à nouveau de vitesse la défense française pour conclure, elle entre, les poteaux, puis par Tia Molo qui surprenait ses adversaires derrière le tenu.
Tia Molo allait une nouvelle fois se montrer à son avantage sur l’action suivante, récupérant un ballon destiné à sortir en touche pour offrir sur un plateau le triplé à Naomi Kelly. L’ailière, transfuge de l’autre code, ne s’arrêtait pas en si bon chemin, prenant à nouveau la tangente pour s’offrir un quadruplé.
Leila Bessahli avait beau redoubler d’engagement en défense, terminant la rencontre à 29 plaquages, meilleur total de son équipe, elles ne pouvaient rien sur le dernier essai de Shellie Long qui venait parachever le récital papouan-néo-guinéen (58-4).
À l’instar de l’équipe de France masculine sèchement battue par les Samoas, les Françaises auront été courageuses durant toute la rencontre mais se sont heurtées à un écart de niveau indéniable entre les deux formations aujourd’hui. Les joueuses d’Alan Walsh auront encore plus fort à faire dimanche prochain en affrontant la Nouvelle-Zélande, pour la deuxième journée de cette Coupe du monde.


