#18 – Les New Zealand Warriors : La rébellion venue du Pacifique
Jour après jour, jusqu’à Noël, replongez dans la grande histoire du rugby à XIII, de ses origines à ses héros éternels, avec le calendrier de l’Avent Treize Mondial.
- À ce sujet : Le calendrier de l’Avent Treize Mondial
Quand la NRL s’est ouverte au-delà des frontières australiennes, ce fut un pari audacieux : offrir à la Nouvelle-Zélande son équipe dans l’élite. Ainsi naquirent en 1995 les Auckland Warriors, devenus plus tard les New Zealand Warriors, symbole de fierté nationale et de la passion des Kiwis pour le rugby à XIII.
Le rugby à XIII avait longtemps été l’affaire de l’Australie et de l’Angleterre, avec la Nouvelle-Zélande cantonnée au rôle d’équipe nationale sans véritable vitrine professionnelle. Mais au début des années 1990, la popularité croissante du jeu en Océanie et la réussite du State of Origin poussent les dirigeants à rêver plus grand.
En 1995, alors que la NRL (encore appelée ARL à l’époque) s’ouvre à de nouvelles franchises, Auckland décroche enfin son ticket. L’objectif est double : offrir une base au rugby à XIII néo-zélandais et toucher le marché du Pacifique Sud, où la ferveur du XIII ne cesse de croître.
Le club est accueilli avec enthousiasme : 30 000 fans assistent au tout premier match au Mt Smart Stadium contre Brisbane, un événement qui marque l’entrée officielle de la Nouvelle-Zélande dans la plus prestigieuse compétition de rugby à XIII au monde.
Une naissance pleine d’ambition
Le projet Warriors est d’abord un symbole d’unité nationale. Les dirigeants veulent un club capable de rivaliser avec les puissances australiennes, de retenir les talents locaux et d’offrir une voie professionnelle aux jeunes Kiwis passionnés de rugby à XIII.
Mais le début n’est pas de tout repos. Malgré une première saison prometteuse, les Warriors sont rapidement rattrapés par des problèmes financiers, des changements d’entraîneurs et des résultats irréguliers. Pourtant, l’identité du club s’affirme : courage, fierté et intensité.
Les années 2000 voient la montée en puissance d’une nouvelle génération : Stacey Jones, le “Petit Général”, devient l’icône du club et l’un des meilleurs demis de l’histoire du XIII néo-zélandais. En 2002, les Warriors atteignent enfin leur première finale de NRL, battus par les Sydney Roosters mais consacrés dans le cœur du public.
Trente ans après leur naissance, les New Zealand Warriors restent bien plus qu’un simple club : ils incarnent la résilience et la fierté du rugby à XIII néo-zélandais. Des années de luttes, de crises, mais aussi de moments magiques, comme leur parcours jusqu’à la finale de 2011, ont forgé une identité unique : celle d’une équipe insulaire qui joue avec le cœur, pour son peuple.



avec en face les all backs et la puissance du 15 , cela ne doit pas etre facile pour eux ( un peu comme nous en France)