Ces deux internationaux qui croient au XIII français
Relégué dans l’ombre de son cousin à XV, interdit pendant la Seconde Guerre mondiale, puis marginalisé médiatiquement, le rugby à XIII français s’accroche avec la ferveur de ses fidèles. Des jeunes talents émergent, des légendes étrangères arrivent. Kevin Proctor et César Rougé reviennent sur leurs expériences.
Le rugby à XIII en France n’a jamais eu la vie facile. Historiquement réduit au silence par la puissance institutionnelle et économique du rugby à XV, le XIII n’a survécu que grâce à la passion de ses pratiquants et des passionnés. À 22 ans, César Rougé, demi des Dragons Catalans, en est le symbole.
Je n’ai pas choisi, c’était une ville treiziste et mon père m’a mis là. C’était une évidence. Suivre ma famille dans ce monde m’a tout de suite séduit.
Mais l’évidence s’arrête là. La réalité est plus rude, notamment dans l’ombre permanente du XV :
C’est compliqué face au XV, même aux Dragons. Quand on joue en Angleterre, les matchs sont diffusés, mais en France… c’est silence radio.
La ferveur plutôt que le nombre
Le XIII français, malgré des performances impressionnantes en Super League, reste le grand oublié des médias hexagonaux. Pourtant, le championnat attire de plus en plus de talents internationaux. Kevin Proctor, ancien international néo-zélandais aux 22 sélections et champion NRL 2012 avec Melbourne, a rejoint Carcassonne XIII pour la saison 2023-2024.
La France m’a attiré. Je voulais une nouvelle expérience, et j’ai eu la chance de rejoindre Carcassonne XIII. Le niveau français m’a vraiment surpris. Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi bon.
César Rougé le confirme, la marche reste haute entre l’Angleterre et la France, mais l’écart se réduit :
En Super League, la différence est énorme. Certains clubs en France ne sont pas totalement professionnels. Mais chaque saison, ça progresse. On commence à attirer des stars de NRL, ce qui fait monter le niveau.
Kevin Proctor abonde :
En France, on joue beaucoup sur l’attaque, alors qu’en Nouvelle-Zélande on est axés sur la défense. Mais le public carcassonnais est incroyable : fidèle, et présent. Ça m’a rappelé la ferveur des stades australiens.
Et la passion des supporters reste une des rares armes du XIII français. « En Angleterre, les fans sont partout avec toi. En demi-finale de Cup, le stade était rempli à 99 % de supporters d’Hull KR. Aux Dragons, on tourne à 8500-9000 personnes. C’est beau, mais ça reste un combat. », conclut César Rougé.
« Seul le bouche-à-oreille peut attirer des joueurs »
Kevin Proctor complète avec philosophie :
Mon conseil aux jeunes : osez. Sortez de votre zone de confort. Le XIII français n’est pas diffusé en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Seul le bouche-à-oreille peut attirer des joueurs.
Une rivalité permanente. « Oui, le XIII est dans l’ombre du XV. C’est une évidence. Mais on le voit : à XV, ils s’inspirent beaucoup de notre jeu. Si on travaille main dans la main, avec le soutien de l’Angleterre et de l’Australie, nous pouvons rêver à un retour. Mais ce sera long. », insiste le jeune homme de 22 ans. Long, car l’histoire a laissé des traces : l’interdiction du XIII pendant la Seconde Guerre mondiale a dévasté la discipline en France. Tous les clubs ou presque sont passés au XV pour survivre. « Le XIII était un grand sport, au même niveau que le foot ou le XV aujourd’hui. Il faut maintenant le développer partout, car actuellement il reste confiné au Sud de la France », déplore César Rougé.



le chemin est encore long, il passe par un Toulouse niveau Super League et une filière de formation / recrutement passant par ces 2 clubs français mais aussi avec des partenariats championship permettant de donner leur chance à de jeunes anglais
Arrêtons de toujours faire référence à l’interdiction du XIII sous le régime de Vichy, le nombre de clubs amateurs est inférieur aujourd’hui à ce qu’il était dans les années 1960-1970 voila le dramatique constat
L’équipe pro dans laquelle vous jouez est une opportunité pour vous et ceux qui y sont sélectionnés…En revanche au train laborieux avec lequel vous avez du mal à recruter dans l’élite du super X1II je reste pessimiste et réaliste. Quid des retombées des dragons sur nos clubs? En revanche depuis la finale de 81 les médias nous boudent et ont le prétexte de la cure du 🤫
allez dire a tf1 antenne 2 ou c plus de diffuser du 13 nonseulement ils refuseront mais aussi le 15. car ils tres peur de notre rugby .bein ne diffuse plus la nrl .
Bein diffuse toujours la NRL, les State Of Origin masculin et féminin
C’est plutôt le foot qui aspire les jeunes. Le 13 et 15 devraient se donner la main pour avancer.
le XIII n’es pas dans l’ombre du XV
il y a seulement des pays ou le XIII a été ou est tres mal géré
une fédé a la ramasse et des clubs mal gérés. point barre
cette phrase ne sert qu’aux pleureuses et aux nostalgiques (souvent les memes) qui ont contribuer a en etre la
mais prefere tjs accuser le voisin pour camoufler leur incompetence