Maoris vs Indigenous : les 4 raisons de ne pas rater le All Stars
2019 commence demain ! Du moins en Australie, avec ce All Stars nouvelle version qui a lieu ce vendredi 15 février (10h00, heure française) et qui déclenche les hostilités dans l’hémisphère Sud.
Rivalité culturelle
Toutes deux originaires d’Océanie et plus largement du Pacifique, chacune de ces cultures attache beaucoup d’importance à la famille traditionnelle et au rapport avec la nature et les esprits. Pour faire simple, si tant est qu’on puisse le faire sur ce genre de sujet, sachez que les Maoris sont considérés comme les premiers colons de Nouvelle-Zélande, venus des différentes îles mélanésiennes et fidjiennes. Les Aborigènes, eux, sont très vraisemblablement les premiers habitants de ce pays continent qu’est l’Australie. Chacun de ces deux peuples fera face, avec plus ou moins de résistance, aux interactions avec les explorateurs européens, mais il n’en reste pas moins que ces deux cultures sont encore très vivaces et ne sont pas prêtes de s’éteindre. La NRL leur rend aussi hommage à travers cette opposition qui fonde une partie de l’identité de l’hémisphère Sud, et c’est tant mieux !
Forces en présence
D’un point de vue sportif, si chaque sélection possède ses tauliers et ses espoirs, la charnière aborigène possède davantage de métier. La paire Cody Walker – Tyrone Roberts est une habituée aux postes de demi, contrairement aux Maoris « débutants » Kalyn Ponga – Jahrome Hughes qui vont sans doute donner dans la fulgurance plutôt que dans la patience.
Pour franchir, déborder et scorer, les Indigenous peuvent faire confiance à ce quinté de feu composé de Blake Ferguson, Latrell Mitchell, Bevan French (qui remplace Ben Barba), James Roberts et Josh Addo-Carr. OUF… Rien que ça oui ! C’est supérieur incontestablement à ce qu’ils auront en face d’eux, à savoir Dane Gagai, Peta Hiku ou encore Jordan Kahu.
C’est bien devant que les Maoris ont un coup, et pas des moindres, à jouer : le pack aborigène présente en effet quelques failles depuis que Ryan James, blessé, a dû annuler sa participation. Malgré la présence de Tyrone Peachey, infatigable travailleur de l’ombre et utility player par excellence, les cousins Fifita, Josh Kerr et Adam Elliott devraient donc, toutes proportions gardées, souffrir face aux frères Bromwich, James Tamou, Adam Blair, sans parler de Kevin Proctor.
Jeunes pousses aux dents longues
Ce All Stars est enfin l’occasion de voir d’un plus près certains jeunes talents qui ont commencé d’éclore lors de la saison 2018 et qui devraient poursuivre leur développement cette année. Côté Indigenous, on peut par exemple noter la présence de Chris Smith, jeune seconde ligne des Bulldogs (4 apparitions en NRL), les centres Jesse Ramien (Knights, 21 matchs avec les Sharks) et Kotoni Staggs (Broncos, 9 matchs). Les Maoris ne sont pas en reste au niveau jeunesse : que dire de Brandon Smith (relève de Cameron Smith au Storm ?), de la charnière dont on a parlé plus haut, ou bien à un degré moindre du jeune Tigers Esan Marster ou du seconde ligne des Bulldogs Corey Harawira-Naera…
Un faux-air de Test match ?
Au vu du nombre d’internationaux présents, bien obligé d’y voir un peu le présent et le futur des Kiwis et des Kangaroos. Voici quelques chiffres intéressants. Les Indigenous alignent sseulement 33 sélections pour 5 joueurs tandis que les Maoris comptent 223 sélections répartis entre 17 joueurs (219 concernent l’Australie et la NZ). Adam Blair, du haut de ses 47 capes avec la NZ, possède plus de sélections que tous les internationaux australiens Indigenous. Les Tonga (Fifita et Latu) et les îles Cook (Marsters et Takairangi) seront enfin dignement représentées.
Les groupes
Indigenous All Stars : Bevan French (Eels); Blake Ferguson (Eels), James Roberts (Broncos), Latrell Mitchell (Roosters), Josh Addo-Carr (Storm); Cody Walker (captain – Rabbitohs), Tyrone Roberts (Titans); Andrew Fifita (Sharks), Nathan Peats (Titans), Josh Kerr (Dragons), David Fifita (Broncos), Adam Elliott (Bulldogs), Tyrone Peachey (Titans). Interchange: Will Chambers (Storm), Leilani Latu (Titans), Chris Smith (Bulldogs), Alex Johnston (Rabbitohs), Jesse Ramien (Knights), Tyrell Fuimaono (Panthers), Kotoni Staggs (Broncos).
New Zealand Māori All Stars : Peta Hiku (Warriors); Dane Gagai (Rabbitohs), Esan Marsters (Wests Tigers), Dean Whare (Panthers), Jordan Kahu (Broncos); Kalyn Ponga (Knights), Jahrome Hughes (Storm); Jesse Bromwich (Storm), Brandon Smith (Storm), James Tamou (Panthers), Kevin Proctor (Titans), Tohu Harris (Warriors), Adam Blair (captain – Warriors). Interchange: Danny Levi (Knights), Brad Takairangi (Eels), James Fisher-Harris (Panthers), Gerard Beale (Warriors), Corey Harawira-Naera (Bulldogs), Joseph Tapine (Raiders), Kenny Bromwich (Cowboys).
Jérémy Planques


