Jordan et Fabien Flovie : « Un simple coup de téléphone pour nous informer de leurs choix »
Jordan et Fabien Flovie, ailier et arrière du FC Lézignan, reviennent sur leur départ du club et font un bilan de leur passage aux Meuniers.
Quel bilan faites-vous de la saison au FCL ?
Fabien Flovie : Saison compliquée puisque je n’ai pu jouer que 5 matchs. Le staff a changé une énième fois, la vision et notamment le plan de jeu ne correspondaient pas à ce que nous étions en mesure de produire. Ajoutons à cela la perte d’un élément comme Cyril Stacul, qui essayait d’emmener de la positivité, les présidents qui préféraient ne pas faire face aux vrais problèmes. La saison a pris une tournure assez étrange. Mais le vestiaire est resté uni, et c’est bien cela le plus important.
Jordan Flovie : Une saison très moyenne. On avait comme ambition de terminer dans les 4 premiers, malheureusement nous n’avons pas réussi à nous qualifier en playoffs pour la deuxième saison de suite. On retiendra le bon début de saison et la demie de Coupe de France où on accroche un peu Carcassonne. Le reste est à oublier.
Quel bilan faites-vous de toutes ces années passées dans le club des Corbières ?
F.F. : Un bilan assez mitigé. De très bons moments, notamment l’accession à une finale de Coupe sous l’ère Alan Walsh, alors que l’effectif était rajeuni. Jouer aux côtés de grands joueurs, puis des moments plus compliqués à l’image des blessures, des contre-performances, alors que nous avions un effectif de qualité. Ce que je retiens, c’est que le vestiaire est resté soudé malgré les difficultés, mais que l’objectif de gagner un titre n’a pas été atteint.
J.F. : Bilan mitigé également. Lézignan m’a accueilli à bras ouverts quand Saint-Estève XIII Catalan ne m’avait pas conservé à cause de mon âge et pour laisser la place aux jeunes (j’avais 23 ans). J’ai pu rencontrer des personnes géniales et jouer avec de grands joueurs. Malheureusement je n’ai jamais rien gagné avec ce club et c’est mon plus grand regret. La vraie satisfaction reste notre finale de Coupe en 2024. Nous étions coachés par Alan Walsh avec un groupe jeune, et l’ambition de faire une saison de transition. Finalement, en plus des playoffs, on fait une finale à Gilbert-Brutus. Je me rappelle que nous avions pris énormément de plaisir en parcours de Coupe avec une victoire au point en or contre Albi et à Marseille contre Avignon.
Un départ inattendu avec toutes ces années pour vous deux, avez-vous eu des explications et comment avez-vous pris la nouvelle, surtout avec l’arrivée d’un nouveau staff ?
F.F. : Un simple coup de téléphone de Rémi Casty, pour nous informer du choix des présidents et du sien, plutôt classe ! La manière est étonnante. Depuis les années passées au club, nous aurions pu échanger lors d’un rendez-vous, mais il est clair que personne ne voulait assumer ce choix. Passer des premiers rendez-vous de l’année à un coup de téléphone, c’est assez brutal !
La présidence a beaucoup évolué aussi depuis mon arrivée, avec un président comme Alain Fabre qui, malgré son implication et son honnêteté, a de moins en moins pesé vis-à-vis de ses co-présidents à la vision plus tranchée et aux qualités bien différentes. Mais cela traduit la vision du club et la mentalité : un très grand club sur le terrain, un petit club en dehors.
J.F. : Très inattendu pour être honnête. Et c’est surtout la manière : un simple coup de fil de Rémi pour m’informer que le club avait souhaité ne pas me conserver. Pour des raisons budgétaires, mais également par rapport à mon âge et pour laisser la place aux jeunes (encore une fois !). Il m’a été proposé de monter et d’être reçu, mais avec aucune négociation possible. J’aurais aimé être appelé par un des présidents, que l’on m’explique les réelles raisons. Je pensais être « mieux » considéré que ça. Mais lorsque j’en ai contacté un, et mon frère un autre, la même réponse : « Nous n’étions pas au courant. » Drôle de communication entre présidents.
Sachant qu’une négociation est toujours possible, on ne m’a simplement pas laissé le choix. Pour un joueur qui allait fêter ses 100 matchs sous le maillot du FCL, cela laisse un goût amer. J’ai 28 ans, je sors de deux saisons où je termine meilleur marqueur du championnat. Devant des joueurs qui jouent, eux, dans des équipes du Top 4, alors que nous n’avons pas été capables de nous qualifier dans les 6 premiers. Je n’arrive pas à trouver la logique dans tout cela. Je tiens à le dire et à le souligner, je dois ça à l’ensemble de mes coéquipiers, vraiment.
Avez-vous des pistes en Super XIII pour la saison prochaine ou à un autre niveau ?
F.F. : Aucune.
J.F. : Pour l’instant non, la saison vient tout juste de se terminer. Quoi qu’il en soit, je suis déterminé à retrouver un club et à l’aider à pouvoir gagner un titre. J’ai des valeurs et de l’expérience et je compte bien le transmettre.
Quelles sont vos ambitions pour la saison prochaine ?
F.F. : Pour ma part, je me prépare depuis mon opération du genou en janvier pour être prêt en septembre. Maintenant, je ne sais pas si je rejouerai au rugby, ou si j’ai tout simplement envie de rejouer au rugby.
J.F. : Regagner ma place au sein d’une équipe du Super XIII et gagner un titre, clairement. Si je n’ai pas de contact, je t’enterrai l’aventure au rugby à XV.
Je n’ai que 28 ans et on tente de me faire croire que je suis âgé, mais surtout que je prends la place aux autres. Ce n’est pas ça que l’on m’a inculqué depuis le pôle espoir de Carcassonne (avec Thierry Dumaine, que j’ai eu ensuite avec les U19 des Dragons Catalans). Je peux vous garantir que si vous vouliez votre place, il fallait vous la gagner et surtout la garder.
Cela fait depuis mes 6 ans que je joue à ce sport, où j’ai commencé à l’école de rugby de Salses XIII avec mon frère, où notre grand-père était président. Je ne comprendrai pas que ma carrière en Super XIII s’arrête comme ça.



Ils ne vont pas rester libre longtemps.
Bonjour,
malheureusement c’est bien le cas pour beaucoup de joueurs où qu’ils jouent…On t’utilise, on te presse, on te félicite…et on te jette!
Tous les joueurs où qu’ils soient et dans quelques sports où ils évoluent doivent clairement réfléchir à leur engagement, dans ce système la loi de l’hypocrisie domine.
Bonne suite a eux.
cordialement