Louane Baby : « Arriver à la Coupe du monde dans les meilleures conditions possibles »
Louane Baby, joueuse des Déesses Catalanes et des Baroudeuses de Pia, évoque avec nous sa saison écoulée et ses ambitions internationales en cette année de Coupe du monde.
Lescure a mis fin à la série de trois titres de championnes de France consécutifs des Déesses. Qu’a-t-il manqué cette année pour l’emporter ?
Je pense que nous pouvons être fières de ces trois belles saisons durant lesquelles nous avons remporté trois titres consécutifs de championnes de France, ainsi que la Coupe de France. Nous avons perdu plusieurs joueuses importantes, de véritables leaders au sein de l’équipe, et leur absence s’est fait ressentir lors des derniers matchs.
Malgré tout, je leur souhaite aujourd’hui le meilleur pour la suite de leur parcours, car elles le méritent amplement. Cette année, Lescure n’a pas volé son titre. L’équipe a toujours tout donné pour atteindre cet objectif. Malheureusement, cette fois-ci, ce n’était pas pour nous. Désormais, il faut tourner la page et se concentrer sur la préparation de la saison prochaine, avec l’envie de revenir plus fortes.
Les Déesses ont également participé à la Challenge Cup pour la première fois, comment as-tu vécu cette expérience ?
C’était une expérience incroyable de pouvoir jouer contre des équipes dont le niveau était supérieur à celui du championnat français. C’est dommage que, lors de notre premier match face à Huddersfield, nous nous soyons inclinés de seulement 2 points. Ensuite, contre St Helens, nous avons également perdu, mais nous savions que c’était l’une des meilleures équipes de leur championnat et que le défi serait très difficile.
Malgré ces défaites, nous avons donné le meilleur de nous-mêmes et profité au maximum de ces moments, car nous ne savons pas encore si nous aurons l’opportunité d’y retourner la saison prochaine ou dans les années à venir. Je garde un excellent souvenir de cette expérience, qui restera également marquée comme mes premiers matchs disputés en Angleterre.
À titre personnel, quel bilan sportif fais-tu de ta saison ?
Je dirais que cette saison a été très compliquée pour moi. Je n’ai disputé que quelques matchs en raison de plusieurs blessures. J’ai tout de même eu l’opportunité de jouer avec les Baroudeuses de Pia lors du quart de finale du championnat d’Élite 2. Au cours de la saison, j’ai également participé à plusieurs stages avec l’équipe de France.
Cette aventure se poursuit encore avec un stage prévu le 27 juin avec l’équipe de France U20, suivi, pour la première fois, d’un match face à l’Angleterre U20 le 4 juillet à Saint-Laurent-de-la-Salanque. Malgré les difficultés rencontrées cette année, cette expérience reste très enrichissante et formatrice. J’espère pouvoir réaliser une meilleure saison l’année prochaine.
Durant la saison, tu as joué avec les Déesses en Élite 1, mais aussi avec Pia en Élite 2, comment juges-tu l’écart de niveau entre les deux divisions ?
Nous jouons à 13 en Élite 1 et à 9 en Élite 2. Il existe bien une différence de niveau entre les deux championnats, mais elle n’est finalement pas aussi importante qu’on pourrait le penser. Je pense que le fait d’avoir mélangé les deux niveaux en début de saison, avant le lancement des championnats, était une très bonne idée. Cela a permis aux joueuses d’Élite 2 d’acquérir davantage d’expérience et d’apprendre au contact des équipes d’Élite 1.
De notre côté, cela nous a également permis de découvrir d’autres équipes, puisque nous ne sommes que cinq dans le championnat d’Élite 1. Je suis d’avis que, même si certains résultats peuvent parfois sembler prévisibles selon les équipes opposées, ce type de formule permettrait d’augmenter le nombre de matchs et de rencontres au cours de la saison, ce qui serait bénéfique pour le développement de toutes les joueuses et du championnat féminin.
La Coupe du monde en octobre prochain est ton prochain objectif. Comment te prépares-tu à cette échéance ?
Après deux saisons en équipe de France, mon prochain grand objectif est la Coupe du monde, qui se déroulera en Australie en octobre. Pour préparer cette échéance, ainsi que les trois matchs de cet été face à l’Angleterre U20, l’Angleterre à Toulouse et le Nigeria à Perpignan, nous suivons un programme de préparation physique spécifique élaboré par notre préparateur physique, Loïc Carpène.
Ce travail comprend des séances sur le terrain et en musculation afin d’être prêtes physiquement pour les compétitions à venir. En complément, je pratique d’autres activités sportives qui me permettent de développer ma condition physique et d’optimiser ma préparation. Mon objectif est d’arriver à la Coupe du monde dans les meilleures conditions possibles afin de performer avec l’équipe de France.


