Thomas Lucas : « Même sans titre, j’ai vécu des moments incroyables ici »
Thomas Lucas, utility player du RC Saint-Gaudens XIII, revient sur sa longue carrière et sa fidélité au club du Comminges.
Thomas, peux-tu te présenter ?
Thomas Lucas, originaire de Saint-Gaudens, j’ai commencé à jouer au rugby à l’âge de 7 ans. J’ai évolué aux différents postes de trois-quarts depuis mes premiers matchs en Élite 2 et en Super XIII. J’ai joué toute ma carrière à Saint-Gaudens et j’ai pris la décision de m’arrêter cette année.
Pourquoi arrêtes-tu ta carrière maintenant alors que tu es encore en forme ?
J’ai pris la décision d’arrêter cette année car je trouvais de plus en plus difficile de tenir le rythme. Je sors d’une saison pleine avec la totalité des matchs joués, mais je sens que je n’arrive plus à m’engager comme les saisons précédentes. Le cumul entre les trajets, les séances de musculation, les entraînements et en plus mon travail rendait difficile d’être au rendez-vous chaque week-end. Notre sport reste exigeant et il devenait de plus en plus difficile pour moi d’être performant.
Quels sont les éducateurs, entraîneurs, joueurs qui auront marqué ta carrière ?
La liste est longue, mais je veux commencer par là où tout a débuté. Un grand merci à tous les éducateurs qui m’ont entraîné et transmis la passion, depuis mes premiers pas à l’école de rugby jusqu’aux années juniors. Je pense évidemment à Fourcade Abasse, Fassely Coulibaly, Gilbert Vadillo, Segundo Arce, Alain Arreou, Christophe Quemener, Gilles Dumas et Richard Stefani.
Derrière la trajectoire de chaque joueur, il y a le travail de l’ombre des éducateurs qui accompagnent la formation. Si on a la chance d’évoluer aujourd’hui au plus haut niveau français, c’est d’abord grâce à ce qu’ils nous ont transmis.
Pour l’entraîneur, je citerai Simon Dorell qui m’a fait jouer mon premier match alors que j’étais junior et qui m’a donné le surnom qui aura suivi toute ma carrière. Pour les joueurs, il y a eu de très bons joueurs qui sont passés ou qui jouent encore dans notre championnat, mais le joueur qui m’a marqué durant ma carrière est James Maloney. Quand il arrive à Lézignan et qu’on joue contre des joueurs comme lui. On imagine à quoi ressemble le niveau supérieur !
Dans cette question, il ne faut pas oublier de remercier les bénévoles qui s’impliquent dans nos clubs, toutes les personnes qui sont là aux entraînements, aux matchs et aux autres évènements qui permettent de faire vivre le club.
As-tu des regrets quand tu regardes en arrière ?
Si je devais regarder en arrière, je n’aurais qu’un seul vrai regret : ne pas avoir réussi à soulever ce bouclier en Super XIII avec Valentin Dumas, mon coéquipier de la première heure. On aurait tellement voulu le ramener, comme ont pu le faire les générations précédentes.
Mais au-delà du palmarès, ce que je garde, c’est tout le reste. Même sans titre, j’ai vécu des moments incroyables ici. Ce club, c’est comme une seconde famille. On a partagé de nombreuses choses ensemble, des saisons compliquées, des défaites difficiles, des victoires à l’arraché. Au final, on ne pense qu’à tous les bons moments que l’on a eus dans sa carrière !
Quelles sont tes envies après le rugby ?
Aujourd’hui, je vais prendre du temps pour moi et avancer dans mes projets personnels.


