Geoffrey Zava : « Cela me plaît énormément le fait de transmettre aux joueurs »
Geoffrey Zava, pilier de Villeneuve XIII RL, revient sur sa carrière après sa dernière saison avec les Léopards et évoque l’après-rugby.
Geoffrey, peux-tu te présenter ?
Geoffrey Zava, 35 ans, originaire de Villeneuve-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne. Joueur de rugby à XIII à la retraite depuis début mai 2026. Actuellement entraîneur des U19 de Villeneuve XIII et en parallèle je m’occupe de la CHAM (Classe à Horaires Aménagés) rugby à XIII au collège Sainte-Catherine. Je suis également pompier volontaire depuis 3 ans.
Pourquoi arrêtes-tu ta carrière maintenant alors que tu as encore quelques années devant toi ?
Ma dernière saison a été remplie de blessures. D’abord début octobre, un décollement aponévrotique au mollet gauche qui m’a coûté plus de 3 mois sur la touche sans courir pour la cicatrisation. Et fin mars, de nouveau la même blessure à l’autre mollet. Donc gros coup dur, surtout que j’ai pas trop eu de blessure dans ma carrière. Mais les 35 ans sont là aussi. On sait tous qu’au rugby à XIII, sans s’entraîner, c’est pas possible d’être performant et les niveaux en dessous du Super XIII ne m’intéressent pas. Depuis 3 ans je suis passé du côté entraîneur, ça me plaît énormément le fait de transmettre et de savoir corriger les joueurs.
Quels sont les éducateurs, entraîneurs, joueurs qui auront marqué ta carrière ?
Déjà mes parents qui m’ont amené à l’entraînement tous les mercredis et samedis. Je pourrai citer tous mes entraîneurs sans oublier personne, la liste serait longue. Je pense à Laurent Dupuy en sélection d’Aquitaine. Je pense à Jérôme Vincent quand j’étais en junior à Toulouse. Thierry Dumaine pendant 2 ans au CREPS m’a fait beaucoup évoluer et passer le cap en première. Je pense aussi à Patrick Albérola quand j’étais à Carcassonne, qui sait comment gagner des finales. Constant Villegas qui m’a relancé et fait confiance lors de mes 3 dernières saisons. J’adore les entraîneurs qui sont aussi des techniciens et passionné.
Le joueur étranger qui m’a le plus épaté est Garry Lo (papou, ailier de Carcassonne 2019). Les joueurs français comme Maxime Grésèque, Laurent Carasco, Jamal Fakir, Stan Robin, William Barthau, etc. ont marqué le rugby français. Lilian Albert qui est encore en forme peut faire des ravages encore quelques saisons.
As-tu des regrets quand tu regardes dans le rétro ?
Zéro regret, je referai tout pareil. Je suis content d’avoir choisi ce sport qui est le rugby à XIII. D’avoir passé des saisons à perdre et aussi des saisons à gagner tous les week-ends. Le rugby nous forge et nous aide à grandir avec des hauts et des bas, dans tous les domaines, et ça se ressent dans notre vie privée. Très fier d’avoir accompli ça tout seul, car mes parents n’ont pas grandi dans le rugby.
Quelles sont tes envies après le rugby ?
Je suis un passionné de rugby, donc je veux continuer à entraîner les U19 et la CHAM. Pourquoi pas avoir un petit rôle pour commencer dans le staff de la première si il y a le besoin ? Mon objectif est d’entraîner un jour en équipe 1, quand j’aurai l’opportunité, je l’espère, ou du moins aider en tant que coach. Mais je sais que c’est trop tôt encore par rapport à la relation avec les joueurs, mais surtout ne pas perdre le fil et savoir gérer les nouvelles générations qui arrivent. En attendant, je vais m’occuper de ma femme car, en fin d’année, la famille s’agrandit.
Et encore merci à toi et à Treize Mondial.



Super mec …..il a toutes les qualités pour faire un bon coach.