Alexis Rodriguez : « Jérôme Alonso a déjà laissé une trace indélébile à Carpentras »
Après que le tandem Jérôme Alonso et Gaël Tallec aient été nommés à la tête de la nouvelle équipe du RC Carpentras XIII pour la saison 2018/2019, nous avons posé quelques questions à un des joueurs comtadins qui connaît bien le nouveau coach.
A 30 ans, le Carpentrassien, passé par le Pôle Espoir de Carcassonne, revient sur la signature de Jérôme Alonso, son ami avec lequel il a joué sur la fin de la carrière du natif de Lézignan, qui n’est autre que le fils de l’illustre Richard Alonso, joueur emblématique du FCL dans les années 60/70 .
Retrouver Jérôme Alonso, qu’est ce que cela t’a fait lorsque son nom a été évoqué il y a quelques semaines alors qu’un autre entraîneur était pressenti depuis déjà 3 ou 4 mois?
Quand son nom a été évoqué, cela a été d’abord une énorme surprise. Personne ne connaissait l’identité du futur entraîneur car très peu de noms avaient filtré. Puis beaucoup de souvenirs me sont revenus. J’ai donc décidé d’écouter le projet qu’il proposait pour savoir si je voulais en faire partie.
Les présidents Xavier Llorca, Jean Marc Terragno, Bouby et le manager Maxime Pala ont fait leur choix, penses-tu que ce soit le bon ?
Le choix des dirigeants s’est porté sur ce duo d’entraîneur et j’en suis content. Pour moi Carpentras est un club à part et seule les personnes ayant vécu de l’intérieur savent les difficultés qui y sont liées. Jeff Marin a su s’adapter et a obtenu des bons résultats mais nous, les joueurs n’avons pas assez fait pour en avoir des meilleurs. Après, le bon choix, il est trop tôt pour le dire. Les résultats et le comportement de l’équipe diront si oui ou non ça l’était.
Jérôme Alonso et Gaël Tallec vont être en mesure de relever ce challenge sur 3 ans ?
Ils ont décidé de partir sur un projet de trois ans, cela montre qu’ils veulent travailler sur la durée. Ils ont un objectif bien défini mais cela va prendre du temps, il y a beaucoup de travail. C’est une remise à zéro. Donc trois ans, cela me paraît sensé.
Même si Jérôme Alonso avait pris du recul pendant 7 à 8 ans, on connaît les valeurs de l’homme qui a fait beaucoup pour le club en tant que joueur puis entraîneur/joueur et entraîneur?
Oui c’est vrai, même s’il a pris du recul, il a laissé une trace indélébile au sein du club. Même si la nouvelle génération ne l’a pas forcément côtoyé, son nom ne laisse personne indifférent.
Jérôme Alonso a une certaine expérience, en plus c’est un meneur d’hommes ce qui manquait à Carpentras, qu’en penses tu?
Son expérience ne peut être que bénéfique, comme celle de Gaël. Ce sont des anciens joueurs de haut niveau, internationaux. On a tous à apprendre d’eux. Son leadership, sa faculté à rameuter les troupes peuvent nous permettre effectivement de passer un cap.
Même s’il s’est éloigné des terrains pendant quelques années, il est toujours resté dans le milieu avec son père Richard qui est à Lézignan et qui est au Comité du Languedoc Roussillon ?
Comme tout treiziste, on ne s’éloigne jamais vraiment. Je pense qu’il a dû suivre notre parcours, celui du club, de plus loin. Mais toujours avec un œil plus ou moins critique. Sinon il n’aurait pas voulu s’investir à nouveau.
Tu connais particulièrement Jérôme Alonso, c’est lui qui t’a lancé dans le grand bain, c’est à ses côtés que tu as beaucoup appris et acquis une certaine expérience dans des postes clefs comme au talonnage, troisième ligne ou au centre, en étant 3/4 aile à la base ?
Oui en étant à ses côtés, j’ai essayé d’apprendre un maximum sur les postes clés. Lui était un 6 hors pair, moi je joue plus au talonnage. Mais j’arriverai jamais à son niveau. Il m’a lancé à 17 ans en senior élite. Il m’a beaucoup aidé sur mon poste d’ailier, mais aussi sur mon auto critique. Même quand je faisais de bons matchs, il ne se gênait pas pour me dire ce qui était moins bien. Je pense que c’est grâce à lui si je suis un éternel insatisfait.
Quels bons souvenirs t’ont marqué ? Peut-être ton premier match à l’aile contre Lézignan à la Roseraie avec à tes côtés Jérôme en demi d’ouverture ? Je ne parle pas des mauvais moments, si tu devais caractériser Jérôme Alonso, comment le caractériserais-tu ? Que peux-tu lui souhaiter avec Gaël Tallec ?
Oui c’est sur, mon premier match en élite reste gravé même s’il s’était soldé par une lourde défaite 120 à 3 à Toulouse. Puis notre première victoire après 39 défaites. Ce fut une fête incroyable, comme si on avait gagné la coupe du monde !!! Pour moi, Jérôme est un homme de valeur. Le respect, l’honnêteté, la discipline, la famille. Tout ça le caractérise. Et je pense qu’il veut instaurer ça au sein du groupe. Je leur souhaite bon courage, j’espère que les joueurs adhéreront au projet. La discipline va être un facteur important. Certains risquent d’avoir du mal mais il faut qu’ils s’accrochent car ces deux entraîneurs peuvent nous faire évoluer.
Après une saison en demi-teinte pour raisons professionnelle et personnelle, Alexis Rodriguez a resigné pour une saison supplémentaire qui devrait être en tout point bénéfique avec certaines responsabilités que Jérôme Alonso ou du moins le tandem inséparable de choc Alonso-Tallec devraient lui donner. En tout cas, si les transferts sont en pleine ébullition comme l’a annoncé Jérôme Alonso lors de son interview la semaine dernière, avec pour objectif la remontée en Elite 1 à moyen terme, deux ou trois renforts supplémentaires devraient permettre d’y parvenir.
Franck Blay


