NRL : ces transferts qui ont failli se faire
Vous imaginez Paul Gallen à Manly, ou James Tedesco à Canberra ? Non ? Pourtant, ces transferts inimaginables ne sont pas passés loin de se faire.
Paul Gallen (Manly Sea Eagles)
Nous sommes en 2006. Paul Gallen a vécu à titre individuel une saison pleine, qui lui a valu de débuter en State Of Origin, d’être sélectionné pour le « Prime Minister XIII » et d’être nommé « joueur de l’année » par les fans des Sharks. Mais lassé par les contre performances des Sharks, Gallen a déclaré aux supporters en septembre vouloir quitter le club afin de « connaître un nouveau départ » et « découvrir les demis-finales ». Après ces déclarations, Manly est arrivé et a proposé une grosse offre financière pour qu’il les rejoigne. Paul Gallen était proche de s’en aller mais après discussion avec son père, il finira par prolonger aux Sharks. Et 10 ans plus tard, Gallen est devenu le 1er capitaine de Cronulla à soulever le titre de champion NRL.
James Tedesco (Canberra Raiders)
Nous sommes en 2014. Le jeune James Tedesco (21 ans à l’époque) crève l’écran depuis 18 mois avec les Wests Tigers. Ces performances ont attiré les Canberra Raiders qui ont cassé leur tirelire pour lui. Le joueur a accepté et signé le 27 mai un pré-contrat pour les rejoindre en 2015… Avant de se rétracter 1 semaine plus tard et de finalement choisir de rester aux Wests Tigers. Ce « Backflip » a contraint James Tedesco à renoncer à 500 000 $AUS, car l’offre financière des Tigers était largement inférieure à celle des Raiders. Quelques semaine plus tard, les Tigers se sont déplacés à Canberra… Et James Tedesco a dû quitter le terrain au bout de 15 secondes, victime d’une fracture de la rotule. Paraît que certains appellent ça le Karma…
Craig Bellamy (Brisbane Broncos)
En poste à Melbourne depuis 17 ans, Craig Bellamy est passé bien proche de ne pas connaître une si grande longévité sur le banc du Storm. En effet, les Brisbane Broncos (club que « Bellyache » connaît bien pour y avoir été l’assistant de Wayne Bennett) le voulaient absolument en 2018 pour succéder à son ancien mentor. Et Brisbane y a mis les moyens en lui proposant pas moins de 5 millions de $AUS sur 4 ans. Outre les gros billets, Bellamy avait aussi un intérêt familial à rejoindre Brisbane car sa fille vit désormais dans le Queensland. Cette offre a provoqué un séisme à Melbourne. Les joueurs et le CEO Dave Donaghy ont utilisé de tout leur pouvoir de persuasion pour garder leur coach. Cameron Smith avait publiquement fait part « de son inquiétude » quant au potentiel départ de Bellamy et alors qu’il était en pleine renégociation de contrat, Cameron Munster avait décidé de stopper les discussions tant que l’avenir de son coach n’était pas réglé.
Et ça a payé. Bellamy a fini par prolonger à Melbourne, pour moins d’argent que ce que lui proposaient les Broncos.
Daly Cherry-Evans (Manly Sea Eagles)
Et on ne pouvait aborder ce sujet sans parler du Backflip le plus célèbre de ces dernières années. Au début de la saison 2015 « DCE » a annoncé qu’il quitterait Manly la saison suivante pour rejoindre les Gold Coast Titans. Le joueur avait mis en avant sa volonté de se rapprocher de sa famille. Mais juste avant la date limite, « DCE » change d’avis et annonce qu’il restera finalement à Manly ! Il faut dire que les Sea Eagles ont mis de sacrés arguments sur la table pour le convaincre en lui proposant le plus gros contrat de l’histoire de la NRL : 1,3 million de $AUS annuels pendant 8 ans.
Ce backflip, dont le joueur admettra « qu’il ne paraît pas très honorable » aura de lourdes conséquences sur les protagonistes : les comptes des Sea Eagles ont été dans le rouge et le club a du se séparer d’une dizaine de joueurs la saison d’après. Cherry-Evans a été sifflé à chaque match dans le Queensland et « comme par hasard » n’a pas été appelé en State Of Origin les 3 saisons suivantes.


